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Entrevue avec la cinéaste Ève Lamont, récipiendaire du Prix Femmes de mérite

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mercredi 27 septembre 2017

Entrevue avec la cinéaste Ève Lamont, récipiendaire du Prix Femmes de mérite

Ève Lamont, la documentariste qui fait parler les exclus

Ève Lamont au micro de Catherine Perrin
Ève LamontPHOTO : Radio-Canada / Olivier Lalande
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 27 septembre 2017

« J'ai eu une vie tumultueuse, moi aussi. Je suis une personne qui est très sensible à [la] pauvreté et [à la] marginalisation pour peut-être [les] avoir vécues. Je sais c'est quoi, la discrimination. » Ève Lamont estime que c'est le temps et le dévouement qu'elle a consacrés à des films comme L'imposture, Le commerce du sexe et Le chantier des possibles qui ont fait leur portée. La lauréate du prix Femmes de mérite 2017 de la Fondation Y des femmes de Montréal explique à Catherine Perrin comment elle estime changer les perceptions avec ses films.

« Je ne pensais pas que le public serait autant au rendez-vous. »

— Une citation de  Ève Lamont

« J’ai un problème avec le mot "engagé", dit la réalisatrice, dont l’un des sujets de prédilection est la prostitution. C’est comme une étiquette et les étiquettes, dans mon cas, des fois, me réduisent à être juste une porteuse de message. Je prétends quand même faire des œuvres. Et aussi, ça veut dire quoi, "engagé"? On peut être engagé pour le Parti libéral, avoir une vision rétrograde et être "engagé". »

Bande-annonce du Chantier des possibles (2016)

Formée en sociologie, un domaine qui lui a enseigné les rapports de force inégalitaires dans la société, puis en radio, Ève Lamont s’est tournée vers l’image après avoir fait de la vidéo pour des organismes militants. Elle est ensuite devenue la première caméraman et la première directrice photo au Québec.

Bande-annonce du Commerce du sexe (2015)

L'indépendance dans l'âme
Au terme d’une aventure avortée avec l’Office national du film (ONF) au moment de faire son premier documentaire, à la fin des années 1990, Ève Lamont a compris que son avenir était dans la production indépendante : « Ce film, Méchante job, ne s’est jamais fait avec l’ONF. Je me souviens d’un des commentaires du comité de programme : "L’ONF n’est pas là pour faire l’apologie des gens qui ne veulent pas travailler et qui vivent aux crochets de l’État. " J’ai failli leur répondre : "Ne paranoïez pas, je ne ferai pas un film sur vous autres!" »

Bande-annonce de L'imposture (2010)