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Entrevue avec la comédienne Céline Bonnier

Médium large, ICI Première.
Audio fil du lundi 1 mai 2017

Entrevue avec la comédienne Céline Bonnier

Justice réparatrice : œuvrer à la réconciliation entre criminels et victimes

La comédienne Céline Bonnier marraine l'organisme Centre de services de justice réparatrice.
La comédienne Céline Bonnier marraine l'organisme Centre de services de justice réparatrice.PHOTO : Radio-Canada / Pascal Michaud
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 1 mai 2017

En réunissant agresseurs et victimes, le Centre de services de justice réparatrice (CSJR), marrainé par Céline Bonnier, permet à des criminels de prendre conscience des répercussions de leurs actes sur des victimes et amène ces dernières à reprendre un certain contrôle sur leur vie. « Du côté de l'agresseur, ça développe l'empathie », note la comédienne. Pour ce qui est des victimes, ces rencontres peuvent être le point de départ d'une certaine forme de pardon ou de lente guérison.

Si le CSJR met en contact des victimes de crime et des criminels, les deux parties ne sont jamais liées directement l’une à l’autre, précise Céline Bonnier. En revanche, les victimes et les criminels, dans chaque cas, ont vécu ou provoqué un crime de même nature (inceste, viol ou meurtre).

La comédienne a elle-même assisté à une rencontre organisée entre une femme de 29 ans, victime d’une agression sexuelle à 9 ans, et un homme ayant agressé sexuellement sa belle-fille.

Une fois face à face, raconte Céline Bonnier, les deux personnes ont abordé de nombreuses questions et ont fait part de ce qu’elles ont ressenti au moment du crime.

« Ce sont des gens qui ont besoin de nommer ce qui s’est passé, d'en faire part, de rencontrer une personne qui aurait provoqué ce crime-là ou une personne qui a vécu la chose. »

— Une citation de  Céline Bonnier

Céline Bonnier qualifie de « très efficaces » ces rencontres, tant chez les victimes que chez les agresseurs. « Quand on pose des actes violents, on n'est pas dans l'empathie. On ne pense qu'à soi, mais les rencontres montrent que l'empathie peut renaître chez quelqu'un. »

Selon la comédienne, les jumelages proposés par le CSJR peuvent même agir comme facteur de prévention. « Ce que j'ai compris, c'est que les gens blessés vont blesser, et avec la justice réparatrice, on a des chances de stopper ça. »