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Entrevue avec Claude Béland : La répartition des richesses

Médium large, ICI Première.
Audio fil du lundi 17 avril 2017

Entrevue avec Claude Béland : La répartition des richesses

La victoire de l'économie sur la société : entrevue avec Claude Béland

L'ancien président du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, Claude Béland
L'ancien président du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, Claude Béland.PHOTO : Radio-Canada
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 17 avril 2017

L'ancien président du Mouvement Desjardins Claude Béland est très dur envers l'organisation qu'il a dirigée pendant 23 ans. « Je pense que Desjardins n'est plus un mouvement, il cherche plutôt à s'intégrer et à faire concurrence aux banques », constate-t-il. Il s'inquiète aussi des iniquités grandissantes entre les riches et les pauvres dans la société, phénomène alimenté par un individualisme qui fait maintenant de l'ombre aux notions de vivre-ensemble.

Être un agent de changement a été un objectif dans la vie de Claude Béland depuis son enfance dans une famille très solidaire et heureuse. Il s’étonne aujourd’hui de la domination de l’économie dans la vie en société, même chez les politiciens. À quoi sert donc la création de richesses, si celles-ci ne se trouvent qu’entre les mains de certaines personnes fortunées ?

En Israël, par exemple, le salaire des banquiers a été plafonné par le gouvernement. À Portland, la ville a décidé d’augmenter les taxes pour les habitations les plus luxueuses.

Quand Claude Béland était en poste à la tête de Desjardins, son salaire ne dépassait d’ailleurs jamais 20 fois celui de l’employé au plus bas de l’échelle. S’il avait voulu augmenter son salaire, il fallait donc hausser celui de tous les employés.

Aujourd’hui, Claude Béland affirme avoir reçu plusieurs doléances de gens offusqués par le salaire de la dirigeante du Mouvement Desjardins, soit environ 4 millions de dollars. C’est à l’opposé, d’après lui, du rêve coopératif d’une société plus juste. Tous ces mouvements par le haut des salaires des dirigeants des grandes entreprises, dans un contexte où l’économie est devenue reine, reflètent ainsi une érosion de la démocratie, selon lui.