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La famille Petsilas et la non-scolarisation : Compte-rendu de Vincent Champagne

Médium large, ICI Première.
Audio fil du jeudi 28 juin 2018

La famille Petsilas et la non-scolarisation : Compte-rendu de Vincent Champagne

La famille qui refusait d’envoyer ses enfants à l’école

Nine Pestilas avec ses trois enfants.
Nine Pestilas et ses enfantsPHOTO : Radio-Canada / Vincent Champagne
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 28 juin 2018

Les Petsilas, une famille montréalaise immigrée de Suisse, a choisi de pratiquer la déscolarisation en n'envoyant pas ses trois enfants à l'école durant deux ans. Cette pratique controversée consiste à laisser les enfants apprendre par eux-mêmes, à leur propre rythme. Dans sa chronique hebdomadaire sur les vies non conventionnelles, Vincent Champagne a rencontré Nine Petsilas, mère du clan, qui lui a parlé des avantages évidents de la déscolarisation, mais lui a aussi confié la difficulté de pratiquer cette philosophie sans soutien aucun.

Nine Petsilas dit avoir entendu parler de la déscolarisation lors d’une conférence de l’auteur français André Stern. « Ça m’a tellement remuée que le soir d’après, je pleurais, raconte-t-elle. J’étais en état de choc. J’ai réalisé à quel point l’école d’aujourd’hui, la société dans laquelle on vit, nous coupe de cette partie créative, intuitive qui est essentielle à la vie. Je me suis dit : "Mon Dieu, on est vraiment des moutons automatisés, et on oublie complètement ce qui est essentiel pour chacun." »

Pas des vacances

Loin d’équivaloir à des vacances pour les enfants, la déscolarisation consiste plutôt à les laisser aller spontanément vers des choses qui les intéressent. L’adulte sert d’accompagnant en leur proposant des sources d’information et des activités d’apprentissage. Nine Petsilas rapporte que sa fille est devenue bilingue en deux mois à force de regarder des tutoriels en ligne sur la fabrication de glu.

La DPJ alertée

Ce choix éducatif controversé a toutefois provoqué des inquiétudes dans l’entourage des Petsilas. La belle-mère de Nine a ainsi cru bon d’alerter la Direction de la protection de la jeunesse, qui a envoyé une travailleuse sociale, mais qui n’a pas agi.

Demi-tour forcé

Deux ans plus tard, Nine Pestilas a choisi de renvoyer ses enfants à l’école devant l’ampleur de la tâche. « Je me suis rendu compte que je n’avais pas assez de soutien, que c’était trop pour moi. J’étais majoritairement seule avec eux parce que mon mari travaille beaucoup à l’étranger. J’étais fatiguée, je sentais que je devenais toxique pour mes enfants. […] Je n’ai pas eu le choix. Je l’ai fait à contrecœur, vraiment. »