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Médium large, ICI Première.
Médium large, ICI Première.
Audio fil du mercredi 21 juin 2017

Économie avec Diane Bérard et Éric Pineault

Microbrasseries : protéger l'identité d’une bière quand elle passe aux mains d’un géant

Publié le 21 juin 2017
Des bières sur un bar
Des bières sur un barPHOTO : Radio-Canada

Aux propriétaires de microbrasseries qui voudraient vendre leur entreprise à un plus gros joueur, Diane Bérard, chroniqueuse au journal Les Affaires, conseille de bien « institutionnaliser la mission et la valeur de leurs produits » pour que ces derniers conservent leurs particularités une fois la transaction complétée. « Avant de vendre, il faut se dire : "La façon dont mon entreprise est conçue, celui qui l'achète ne peut pas la changer" », explique-t-elle.

Si les microbrasseries ont le vent dans les voiles depuis quelques années au Québec (avec près de 10 % du marché), certaines d’entre elles sont de plus en plus convoitées par les géants de la bière, qui cherchent à diversifier leur offre en raison de l’évolution des goûts chez les consommateurs. Cette multiplication de l’offre des grands brasseurs passe soit par la création de nouveaux produits soit par l’acquisition de microbrasseries.

C’est un peu ce qu’a fait Molson Coors, qui a mis la main dans les dernières années sur deux microbrasseurs canadiens, Granville Island Brewing et Creemore Springs. Plus récemment, en 2016, Labatt s’est porté acquéreur de la microbrasserie Archibald, à Québec.

Pour que le produit d’une microbrasserie ne soit pas dénaturé ou dilué par son nouveau propriétaire, il est impératif, au moment de la vente, de bien s’assurer qu’il conservera ses particularités originelles, insiste Diane Bérard. D'où l'importance d'inscrire dans la transaction la culture de l'entreprise et la particularité des produits vendus, ce que ne font pas nécessairement toutes les petites entreprises qui se font acheter par une plus grande.