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La maternelle 4 ans au Québec : Discussion

Médium large, ICI Première.
Audio fil du mardi 28 mai 2019

La maternelle 4 ans au Québec : Discussion

Doit-on privilégier la maternelle 4 ans ou un CPE mieux outillé?

Pascale Grignon, porte-parole du regroupement "Je protège mon école; Égide Royer, psychologue et professeur associé à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval; ainsi que Catherine Dea, médecin responsable du service développement des enfants.
Pascale Grignon, porte-parole du regroupement Je protège mon école publique; Égide Royer, psychologue, professeur associé à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval et spécialiste en adaptation scolaire; Catherine Dea, médecin responsable du service Développement des enfants à la Direction régionale de santé publique de Montréal.PHOTO : Radio-Canada
Médium large, ICI Première.
Médium largePublié le 28 mai 2019

« La maternelle 4 ans doit devenir une pierre d'assise de l'inclusion » pour que tous les Québécois fréquentent l'école « ordinaire », peu importe leur condition socio-économique et leurs difficultés d'apprentissage, soutient Égide Royer. Selon le spécialiste en adaptation scolaire, un programme alliant les forces de spécialistes en pédagogie et d'éducatrices ou d'éducateurs de la petite enfance offre une plus-value, un fait déjà observé en Ontario. Pour sa part, Catherine Dea, médecin responsable du service Développement des enfants à la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP), souligne que les difficultés d'apprentissage peuvent être dépistées bien avant 4 ans et que les centres de la petite enfance (CPE) peuvent contribuer au dépistage de ces troubles.

Devrions-nous plutôt améliorer le réseau des centres de la petite enfance? « Il va falloir », répond Égide Royer, qui rappelle que la majorité des enfants ne sont pas en CPE et fréquentent plutôt des garderies privées. Il ajoute que le dépistage des difficultés particulières chez les enfants réalisé dans les CPE s’apparente davantage à ce qui se fait dans le système de santé et des services sociaux, alors que les interventions en milieu scolaire sont développementales et éducatives.

« La différence, c’est d’avoir des professionnels qui ont une formation de base en littératie précoce et en prénumératie, et d’avoir cette possibilité d’intervenir plus tôt sur des variables directement associées à la réussite scolaire. »

— Une citation de  Égide Royer, spécialiste en adaptation scolaire

Améliorer le réseau en général
« On ne veut pas opposer les deux modèles. On veut vraiment que les deux ministres développent l’offre de services éducatifs à la petite enfance en complémentarité [avec la maternelle 4 ans] », affirme Catherine Dea. La médecin précise que les parents doivent conserver le choix du type d’établissement fréquenté par leurs enfants et qu’une approche par le jeu doit être privilégiée.

Pascale Grignon, porte-parole du mouvement Je protège mon école publique, rappelle le problème de manque de ressources qui pèse lourd sur le réseau scolaire. Elle cite notamment les formations offertes aux éducatrices en service de garde, qui sont à mille lieues des formations obligatoires pour leurs consœurs en CPE. La porte-parole rappelle qu’une fois la demi-journée de maternelle 4 ans terminée, les mêmes problèmes comportementaux se retrouveront dans les mains du service de garde.

Ce qui rallie tout le monde, c’est l'idée de réaliser un dépistage précoce et d'avoir un milieu stimulant qui permettra aux enfants d'arriver en maternelle 5 ans et en première année avec tous les outils pour réussir.

« La majorité des jeunes qui ont des besoins particuliers ne vivent pas en milieu défavorisé », souligne le spécialiste en adaptation scolaire.