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Matins sans frontières, ICI Première.
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Rattrapage du mercredi 21 avril 2021

Pénurie de main-d'oeuvre dans les secteurs agricole et manufacturier

La pandémie aggrave la pénurie de main-d'oeuvre dans certains secteurs

Publié le 22 avril 2021
Offres d'emploi sur un babillard.
Les offres d'emploi sont nombreuses et bon nombre d'employeurs peinent à recruter. (Archives)PHOTO : Radio-Canada / Julie Tremblay

Alors que des milliers de résidents ont perdu leur emploi depuis le début de la pandémie, des secteurs entiers peinent à embaucher des travailleurs. C'est notamment le cas dans le secteur agricole dans la région de Windsor-Essex.

J’ai eu un employeur qui fait un projet-pilote de fleurs à Leamington, il avait besoin de 15 à 20 personnes. Le transport était assuré. J’ai lancé cette offre d’emploi dans plusieurs réseaux. Je n’en ai trouvé que quatre, explique Albert Saba, conseiller et prospecteur d'emploi à Windsor.

Dans le domaine de la restauration, c’est encore plus difficile de trouver des candidats, ajoute M. Saba.

Des emplois à haut risque

Selon M. Saba, la peur de la pandémie qui sévit dans certains lieux de travail où la distanciation sociale est presque impossible et les mauvaises conditions de travail sont des facteurs qui expliqueraient ce peu d'intérêt.

Un constat partagé par Jean-Charles Cachon, professeur de stratégies des organisations à la Faculté de gestion de l'Université Laurentienne de Sudbury. Pour lui, la pénibilité du travail est aussi en cause, surtout dans le milieu agricole.

Ce sont des endroits pénibles, très physiques. Les gens n’ont pas forcément le désir d’aller travailler dehors, faire de longues heures. [...] Les conditions de l'emploi ne sont pas nécessairement ce qu’ils souhaitent. Il y a plus de risques, explique-t-il.

L'idée d'être obligé de loger se place pendant la semaine de travail en rebute aussi plus d'un, selon le chercheur.