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Matins sans frontières, ICI Première.
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Rattrapage du mercredi 7 avril 2021

Des aînés des communautés immigrantes réticents à la vaccination

Vaccination contre la COVID-19 : des réticences persistent dans les communautés culturelles

Publié le 7 avril 2021
Une travailleuse de la santé injecte le vaccin contre la COVID-19 dans l'épaule d'une employée d'un foyer pour aînés.
Des personnes âgées issues de l'immigration sont réticentes à se faire vacciner contre la COVID-19.PHOTO : La Presse canadienne / Frank Gunn

Alors que la vaccination prend de l'ampleur en Ontario, des inquiétudes subsistent dans certaines communautés culturelles dont certains membres plus âgés ne souhaitent pas se faire vacciner contre la COVID-19, tout au moins pas pour le moment.

Les changements de recommandations, concernant l'AstraZeneca notamment, n'ont rien fait pour calmer les doutes d'aînés issus de l'immigration déjà en proie à la méfiance quand il s'agit de médecine occidentale.

Furaha Muderwa fait partie des sceptiques. Originaire de la République démocratique du Congo, la femme âgée de 61 ans est bien loin d'être décidée à se faire vacciner.

Pourquoi la vaccination commence par les personnes âgées? Qu’ils vaccinent d'abord les jeunes, qu’ils nous laissent tranquilles. On vit seul, on ne contaminera personne, lance-t-elle en swahili.

D'autres veulent avoir le temps d'observer les possibles effets secondaires.

Je ne veux pas être le premier ni le dernier. [...] Je suis à tout moment prêt à être vacciné pourvu qu’on nous prouve qu’il n’y aura pas d’effets secondaires dans tout ce qu’on fait, explique Gentil Katembo, un résident de Windsor âgé lui aussi de 61 ans.

Mobilisation des leaders communautaires

De leurs côtés, les leaders communautaires sont conscients de cette problématique. Des efforts de sensibilisation sont menés dans les associations, comme l'explique Jacques Kagayo Lehani, président de l'Association des Congolais de Windsor-Essex.

« On les appelle au téléphone. On leur parle dans la langue qu'ils comprennent le mieux pour les rassurer que cela ne leur fera pas de mal. »

—  Jacques Kagayo Lehani, président de l'Association des Congolais de Windsor-Essex.

Des séances d'information avec des membres de la communauté qui ont déjà reçu le vaccin sont, par ailleurs, en cours d'organisation ainsi que des rencontres avec un médecin bien connu de la communauté congolaise pour expliquer le fonctionnement du vaccin.