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La formation professionnelle est moins valorisée en Ontario

Matins sans Frontières, Ici première
Rattrapage du vendredi 2 décembre 2022

La formation professionnelle est moins valorisée en Ontario

Moins d'intérêts pour les métiers professionnels ?

De la machinerie lourde sur une remorque.
L’Ontario a une forte demande de main-d’œuvre pour les emplois de type manuels et pourtant ce sont les professions de type plus intellectuelles qui attirent le plus. PHOTO : Stéphane Locas
Matins sans Frontières, Ici première
Matins sans frontièresPublié le 2 décembre 2022

Le nombre de personnes en possession d’un certificat d’apprenti pour les métiers semble diminué, alors qu’il y a pénurie de main-d’œuvre. Qu’est-ce qui explique le manque d’intérêt pour les métiers de type plus physiques ou techniques? André Samson, professeur d’orientation scolaire et professionnelle à l’Université d’Ottawa, constate que cette situation est particulièrement accentuée en Ontario.

L'Ontario est la province avec le plus grand pourcentage de gens âgés de 25 à 64 ans détenant un diplôme d'études universitaires, alors que dans le sud-ouest, les besoins pour les métiers de type manuels sont criants, tel que les travailleurs agricoles, ou des travailleurs de l'industrie de l'automobile et de la construction, souligne M. Samson.

« En Ontario, les études universitaires sont très valorisées. L'Ontario est probablement la région du Canada qui est la plus scolarisée au plan universitaire. »

— Une citation de  André Samson, professeur d'orientation scolaire et professionnelle, Université d'Ottawa

Selon André Samson, au-delà de l'aspect économique, il y a l'aspect social qui joue un grand rôle dans le manque d'intérêt pour les métiers. Rappelons que le Canada est en tête des pays du G7 avec la main-d'œuvre la plus scolarisée. C'est ce qu'indiquent les plus récentes données de Statistiques Canada qui révèlent que les Canadiens privilégient les études collégiales et universitaires au détriment des métiers professionnels.