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Matins sans frontières, ICI Première.
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Rattrapage du mardi 16 mars 2021

La précarité des préposées aux bénéficaires

Des pistes de solution pour enrayer la précarité des préposées des foyers pour personnes âgées

Publié le 16 mars 2021
Gros plan sur les mains d'une préposée aux bénéficiaires qui tiennent celles d'une personne âgée.
Certaines préposées aux bénéficiaires des maisons pour personnes âgées vivent dans une grande précarité.PHOTO : iStock

Un an après le début de la pandémie, des travailleurs de première ligne peinent à joindre les bouts et certains se retrouvent même en situation d'itinérance. Alors que le gouvernement les qualifie de héros, situation des préposées aux services de soutien dans les foyers de soins de longue demeure précaire.

Pour la députée NPD de Nickel Belt et porte-parole en matière de santé, France Gélinas, cette situation existe depuis plusieurs années et qu’il est grand temps que les choses changent.

On a beau recruter plus de préposées dans les foyers de longue durée, mais elles ne restent pas parce qu’elles ne peuvent pas, [mais] parce qu’elles ne peuvent ni payer leur loyer, ni nourrir leurs enfants, ni même se subvenir à elles-mêmes, dit-elle.

La seule option, selon elle, est d’offrir à ces personnes des emplois à temps plein, bien rémunérés, avec des avantages sociaux et des conditions de travail dignes.

Un constat que partage Lucille Collard, députée libérale d'Ottawa-Vanier. Elle avoue que son parti, au pouvoir pendant 15 ans, n’en a pas fait suffisamment dans ce domaine.

Il y a un grand manque de reconnaissance au niveau de la valeur de cette profession-là. [...]Ça prend des gens dévoués qui sont très forts au niveau physique et au niveau moral, souligne la députée.

Les deux élues dénoncent le système ontarien qui a laissé une grande place aux foyers de soins de longue durée à des entreprises privées.

La pandémie a démontré que si tu demeures dans une maison de soins de longue durée qui appartient à une grosse corporation, les chances que t’attrapes la maladie et que tu en meurs augmentent de façon exponentielle, souligne Mme Gélinas.

« Comment fait-on pour offrir de bons soins, on s'assure que les personnes qui offrent ces soins ont des bons emplois? Tout cela est connecté, mais il n’y a rien de cela qui est arrivé en Ontario. »

—  France Gélinas, députée de Nickel-Belt

Elle donne pour exemple la facilité avec laquelle les hôpitaux recrutent et parviennent à conserver leur personnel dans des emplois similaires, mais mieux protégés.

Pour Mme Collard, la reconnaissance des diplômes acquis à l’étranger pourrait également être une piste de solution pour recruter des gens qualifiés.