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Urbanisme avec Gérard Beaudet : Améliorer l'accès aux berges en ville

La matinale d'été, ICI Première.
Audio fil du mercredi 31 juillet 2019

Urbanisme avec Gérard Beaudet : Améliorer l'accès aux berges en ville

L’accès aux berges, une revendication qui ne date pas d’hier

Un homme s'apprête à plonger du haut d'un quai dans le Vieux-Port.
Une centaine de baigneurs ont profité mardi matin des eaux du bassin Jacques-Cartier dans le Vieux-Port de Montréal pour faire une petite baignade.PHOTO : Radio-Canada
La matinale d'été, ICI Première.
La matinale d’étéPublié le 31 juillet 2019

Au lendemain du Grand Splash, cette tradition annuelle où des dizaines de Montréalais sautent à l'eau pour revendiquer un meilleur accès aux berges, le chroniqueur Gérard Beaudet offre son point de vue d'urbaniste sur l'évolution de la question dans le Grand Montréal.

Même si la confluence de Montréal compte quelque 1000 km de rives, l’accès public à l’eau reste difficile.

Déjà à l’époque de la Nouvelle-France, l’eau était réservée au transport et à l’exploitation des ressources : « Il n’y avait pas de rapport esthétique, de rapport de loisir avec l’eau », explique Gérard Beaudet.

Lors de la révolution industrielle, on a déversé de nombreux produits toxiques dans le fleuve, engendrant une dégradation de la qualité de l’eau. Additionnée avec les pressions d’urbanisation, la quasi-totalité des plages a fermé. Puis les loisirs ont commencé à occuper une place de choix dans la vie des citoyens. L’accès aux plans d’eau est devenu de plus en plus recherché.

Les années 70 ont toutefois marqué un tournant important en la matière, alors que les militants écologistes Louise Beaubien Lepage et Tony Le Sauteur ont lancé Un fleuve, un parc. Ils sont à l’origine de la création du parc des Îles-de-Bouchervilles.

« Ça a été une première démarche formelle, volontaire d'appropriation des espaces », indique l’urbaniste émérite.

Une décennie plus tard, Archipel, qui visait une optimisation des usages sociaux et collectifs des plans et des cours d’eau, a été lancé. Le succès n’était toutefois pas au rendez-vous pour cette initiative : « On se contentait plus de poser des gestes en bordure des plans d’eau plutôt que d’avoir des appropriations en bonne et due forme de l’ensemble des plans d’eau, qui était l’objectif de l’Archipel. »

Quelques fenêtres ont tout de même permis un accès aux plans et cours d’eau de la confluence. Des dizaines d’espaces verts en rive ont été implantés au fil des ans, où il est possible surtout de contempler et, parfois, de se baigner.