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Marc Labrèche, un phare dans la nuit, ICI Première.

Robert Gaudreault sur les aléas du métier de draveur

Publié le 23 janvier 2021
Un homme âgé sourit à la caméra devant des objets antiques liés à la drave.
L'ancien draveur Robert Gaudreault au Musée de la drave situé à Sainte-Aimée-des-Lacs.PHOTO : Radio-Canada / Fannie Bussières-McNicoll

« Draver, vous savez, c'est quelque chose! » Aujourd'hui âgé de 81 ans, Robert Gaudreault est l'un des derniers ex-draveurs encore en vie. Il tient à préciser à la blague qu'il n'était pas encore né quand la pratique de la drave a commencé au Québec, dans les années 1800. En tout, il aura passé pas moins de 25 ans de sa vie à pratiquer ce métier à haut risque.

« On travaillait sept jours par semaine, des journées de 10 heures », raconte-t-il. Il passait ses journées à faire descendre des billots de bois sur les eaux de la rivière Malbaie sur une distance de près de 200 kilomètres.

Robert Gaudreault n’était toutefois pas prédestiné à faire de la drave. « Il fallait mesurer six pieds et être assez grand et gros. Moi, je mesurais cinq pieds sept, et j’avais une pesanteur de 150 livres. Ils m’avaient quand même pris, parce que les draveurs étaient très rares et mon frère était déjà là, ça faisait neuf ans. »

Il dit avoir voulu quitter le métier lorsqu’il a assisté à la noyade d’un collègue, mais qu’il n’avait d'autre choix que de poursuivre pour subvenir aux besoins de sa famille.

Aujourd’hui, il s’occupe de son musée de la drave, situé dans la région de Charlevoix.