•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Les malins, ICI Première.
Les malins, ICI Première.
Audio fil du samedi 24 février 2018

Donner la parole aux mères porteuses, et ceux qui font appel à leur service

Donner la parole aux mères porteuses, et ceux qui font appel à leur service

Publié le 24 février 2018
Le ventre d'une femme enceinte
Le ventre d'une femme enceintePHOTO : iStock

Isabel Côté, professeure agrégée en travail social à l'Université du Québec en Outaouais, lancera un livre sur les mères porteuses le 28 février 2018. Perspectives internationales sur la gestation pour autrui présente le point de vue des gens qui sont directement impliqués dans le processus, de part et d'autre du monde.

Isabel Côté, assistée de Kévin Lavoie et Jérôme Courduriès, a voulu déconstruire les mythes et les préjugés entourant la gestation pour autrui (GPA).

« On voit souvent opposer deux idées à ces ententes-là, notamment, qu’on va “chosifier” les enfants. On va dire au couple infertile : “ Bien, vous n’êtes pas capables d’en avoir, vous devriez accepter la nature ”, par exemple. Ou on va dire qu’on va marchandiser le corps des femmes. C’est comme si on allait utiliser le corps des femmes pour soi, pour avoir un bébé », cite-t-elle en exemple.

Pour faire la lumière sur quelques enjeux, elle s’est adressée directement aux concernés.

Notons que la législation sur la gestation pour autrui diffère d’un pays à l’autre. Au Canada, la maternité de substitution est acceptée, à condition que la mère porteuse soit âgée d’au moins 21 ans et qu’elle ne soit pas rémunérée par les parents d’intention. Au Québec un flou persiste.

« Il y a ce vide juridique-là, qui fait en sorte que pour l’instant, ce sont les tribunaux qui vont statuer sur la filiation des enfants au Québec, notamment, parce qu’il n’y a pas de lois qui permettent la reconnaissance de ces ententes-là », dit Mme Côté.

Le recueil présente une perspective internationale sur la question : des histoires vécues par les mères porteuses, les couples qui font appel à elles, mais également les autres intervenants impliqués comme les médecins ou les juges qui doivent statuer sur la filiation des enfants.

Perspectives internationales sur la gestation pour autrui - Expériences des personnes concernées et contextes d'action sera publié aux Presses de l’Université du Québec (PUQ)
le mercredi 28 février 2018 à Montréal

Sur le même sujet, les malins ont rencontré l’an dernier un couple de l’Outaouais qui a vécu une situation particulière. La mère, Marie-Pier, est née sans utérus. Pour surmonter cet obstacle et avoir un bébé, ils ont décidé de confier leur précieux mélange de chromosomes à une amie d'enfance, qui est devenue leur mère porteuse.