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Le traçage à l’heure de la pandémie, ça vous inquiète?

Les malins, ICI Première.
Rattrapage du samedi 30 mai 2020

Le traçage à l’heure de la pandémie, ça vous inquiète?

Des dérapages anticipés pour le traçage de la COVID-19

Des groupes de personnes qui sont reliés par des lignes pour simuler les contacts entre humains.
Les applications de traçage soulèvent plusieurs questions éthique.PHOTO : iStock / Orbon Alija
Les malins, ICI Première.
Les malinsPublié le 30 mai 2020

La mise en application du traçage numérique soulève un important dilemme éthique. Entre la protection des données personnelles et celle des vies qui se retrouvent en jeu, faut-il craindre l'utilisation de cette technologie à l'ère de la pandémie ? La professeure à l'École d'éthique, de justice sociale et de service public de l'Université Saint-Paul, Julie Paquette fait part de ses inquiétudes.

Tant l’application mobile de traçage des cas de coronavirus promise par le gouvernement fédéral que le projet mené par l’Institut québécois d'intelligence artificielle Mila suscitent de vives réticences chez la chercheuse.

Selon elle, l’approche numérique du traçage s’avère inefficace et ne peut remplacer le travail effectué pour retracer les gens qui ont été en contact avec des personnes ayant contracté le virus.

Une femme qui sourit en regardant la caméra.

La professeure Julie Paquette s'inquiète des dérapages liés au traçage de la COVID-19.

Pierre-Antoine Lafon Simard

La professeure, qui s’intéresse de près aux questions éthiques autour des algorithmes, insiste sur le fait qu’il est réducteur d’assimiler le débat du traçage à une question opposant l’impératif de la santé publique à celui de la protection des données personnelles.

« Même si on avait l’assurance totale que les données personnelles seront protégées, qu’il n’y a aucun risque de “hacking”, que les données vont être détruites après 21 jours [...], je pense qu’il y a quand même des dangers autour auxquels il faut prêter oreille », insiste-t-elle.

Julie Paquette redoute l’après-pandémie. Les compétences acquises à l’heure actuelle et rendues acceptables par l’état d’urgence laissent des traces, selon elle, qui pourront être néfastes dans l’avenir.