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Pleins pouvoirs aux Premières Nations  :  l'art public de Denis Charette

Les malins, ICI Première.
Audio fil du samedi 13 juillet 2019

Pleins pouvoirs aux Premières Nations  :  l'art public de Denis Charette

4 lieux publics pour s’imprégner de l’art autochtone dans la capitale nationale

Des pagaies disposées en forme de canot.
L'oeuvre d'art public de la station Pimisi du train léger d'Ottawa est composée de pagaies disposées en forme de canot et peintes par des artistes Algonquins Anishinabe.PHOTO : Ville d'Ottawa
Les malins, ICI Première.
Les malinsPublié le 13 juillet 2019

C'est l'art qui a sauvé l'artiste algonquin Denis Charette. Aujourd'hui, le sculpteur se fait un devoir de sensibiliser le public à l'importance de l'art autochtone, spécialement dans les lieux publics.

Dans les années 1980, Denis Charette était technicien informatique. Malheureux, il survivait à sa routine quotidienne en luttant contre la dépression.

C’est en 1989 que tout a changé, lors d’une première visite au Musée canadien de l’histoire.
J’ai commencé à faire de la sculpture quand j’ai vu les grands totems, explique M. Charette. Je n’avais aucune idée que je deviendrais artiste.

« Je suis sorti de là et ma vie a changé. »

— Une citation de  Denis Charette, artiste-sculpteur

L’artiste-sculpteur Denis Charette entretient le dialogue social sur l’art public autochtone et tout particulièrement l’art public anichinabé dans la région de la capitale nationale.

Avec la gracieuseté de Denis Charette

S’en est suivie une première exposition pour l’artiste, en 1991. J’ai tout lâché et je me suis dit : "Je vais devenir sculpteur". Le feu s’est allumé à l’intérieur de moi, se rappelle-t-il. Depuis, Denis Charette s’est donné la mission de faire connaître la culture de ses ancêtres anichinabés par « l’art totémique », la sculpture sur des billots de bois.

Il a entre autres réalisé 18 oeuvres pour le sentier des Premières Nations au Parc Oméga, ainsi qu’un totem représentant la Grande Ourse pour un projet à la mémoire des victimes de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic.

Cet homme qui vit de son art depuis 30 ans trouve important de donner un nom algonquin à toutes ses oeuvres. Il rappelle l’importance de sensibiliser la population à la place de l’art autochtone à Ottawa et en Outaouais.

« On est en territoire algonquin, on ne peut pas se mentir. »

— Une citation de  Denis Charette, artiste-sculpteur

Selon lui, l’art public est beaucoup plus porteur qu’une collection dans un centre d’exposition.
« C’est beaucoup plus accessible », explique-t-il. « Les oeuvres sont présentées dans un contexte public, on n’a pas besoin de se dire : "Je m’en vais dans un musée". C’est correct aussi [les musées], mais dans le sens que [l’art public ] nous touche quotidiennement et ça va peut-être marquer notre inconscient aussi ».

Denis Charette propose quelques lieux publics dans la capitale nationale pour s’imprégner de la culture autochtone à travers les oeuvres d’art.

1. Màmawi : Together

L’oeuvre de l’artiste anichinabé Simon Brascoupé est installée à la station Pimisi du train léger d'Ottawa.

Des pagaies disposées en forme de canot.

L'oeuvre d'art public de la station Pimisi du train léger d'Ottawa est composée de pagaies disposées en forme de canot et peintes par des artistes algonquins-anichinabés.

Ville d'Ottawa

2. Le Rondeau

L’oeuvre Rondeau, représentant un capteur de rêves, est installée sur le pont du Portage, entre Ottawa et Gatineau. Elle a été créée par l’architecte Manuel A. Baez et l’artiste Charlynne Lafontaine en consultation avec des groupes autochtones.

« Le Rondeau », conçu par Manuel A. Baez et Charlynne Lafontaine, est visible sur la plaza du pont du Portage.

Patrimoine canadien / Department of Canadian Heritage

3. Birch Bark Basket

L’oeuvre de l'artiste anichinabé Simon Brascoupé représente un panier en écorce de bouleau, signe du lien existant entre la culture algonquine et la terre. Birch Bark Basket est installée à la place Abinan, rue Jacques-Cartier, à Gatineau.

« Birch Bark Basket », de l'artiste Simon Brascoupé, a été inaugurée en même temps que la place Abinan, après les rénovations de la rue Jacques-Cartier, à Gatineau.

Ville de Gatineau

4. L'embâcle

Denis Charette a imaginé cette oeuvre interactive qui représente la drave et sur laquelle les gens peuvent monter. Elle fait partie du parcours d’art public De collines et d'eau, qui s’étend entre Cantley et Val-des-Monts.

« L'embâcle » de Denis Charette est installée près de la rivière Gatineau, dans le parc Mary-Anne Phillips, à Cantley.

Avec la gracieuseté de Denis Charette