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Rencontre de Michel Lacombe avec l'entrepreneure humanitaire Hélène Cyr

Les grands entretiens, ICI Première.
Audio fil du mardi 11 octobre 2016

Rencontre de Michel Lacombe avec l'entrepreneure humanitaire Hélène Cyr

Hélène Cyr : de v.-p. chez Bombardier à entrepreneure humanitaire au Rwanda

Hélène Cyr
Hélène Cyr en 2011PHOTO : Radio-Canada
Les grands entretiens, ICI Première.
Les grands entretiensPublié le 11 octobre 2016

« Je n'ai jamais décidé de faire quoi que ce soit pour toujours. » La Québécoise Hélène Cyr a laissé un prestigieux poste de vice-présidente chez Bombardier pour aller fonder une école de métiers au Rwanda. Cette survivante de la tuerie à Polytechnique raconte à Michel Lacombe comment l'Afrique l'a transformée. Regardez la vidéo sur la page du 21e.

Après des études en génie et en administration des affaires, Hélène Cyr a travaillé pour la firme Mackenzie et la tabatière Imperial Tobacco avant de devenir la plus jeune femme à devenir vice-présidente chez Bombardier, à Berlin.

Après une montée fulgurante dans le monde des affaires, elle décide de prendre une pause du travail de deux ans, en 2008. « J’étais tannée de la vie que je menais. J’avais l’impression de devenir une machine. Ma vie se résumait au travail. »

Tout quitter pour le Rwanda
En parcourant le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle décide de se rendre utile en Afrique noire. Cette fonceuse prend donc le chemin du Rwanda pour faire du bénévolat dans un organisme qui vient en aide aux veuves du génocide. Là, elle est fascinée par la résilience des Rwandais. « On n’a pas nécessairement pardonné. Mais on a décidé de ne pas se venger. »

Au fil d’une rencontre avec un directeur d’école, elle a investi 100 000 $ pour fonder une école de métiers, spécialisée en hôtellerie, en couture et en construction, et une école secondaire. En tout, ce sont 800 étudiants qui reçoivent une éducation grâce à ses investissements. « J’ai fait un gambling. Je me suis dit : "Si ça marche, je vais aider bien des jeunes dans leur futur." »

Hélène Cyr n’envisage pas de revenir vivre au Québec, à moins qu’elle trouve une occasion qui la stimule profondément. Elle préfère pour l'instant poursuivre son travail au Rwanda. « Aujourd’hui, c’est là que je me sens le plus utile. »