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Début du contenu

Michel Lacombe : le journalisme, « un accident de parcours qui est devenu [sa] vie »

Photo officielle de Michel Lacombe, animateur du 21e.
L'animateur Michel LacombePHOTO : Radio-Canada
Les grands entretiens, ICI Première.
Les grands entretiensPublié le 26 mai 2022

Après près de 50 ans à Radio-Canada, le journaliste et animateur Michel Lacombe prend sa retraite. Maxime Coutié discute avec lui des grands moments de sa longue carrière.

Selon Michel Lacombe, le journaliste est « un serviteur des gens qui font l’action ou qui ont des réflexions. Et c’est un rôle extraordinaire dans la société, c’est un rôle de transmission fondamental ».

Bien des politiciens redoutaient les entrevues avec Michel Lacombe au cours de sa carrière, mais il s’est assagi ces dernières années en réalisant des « entrevues bon enfant avec des gens dont [il] trouvait qu’il fallait qu’ils soient connus de la population » à l’émission Le 21e.

Un homme de culture

La vie professionnelle de Michel Lacombe aurait pu prendre une tournure fort différente. Durant ses études, il faisait du théâtre en tant que régisseur et comédien : « Je n’étais pas un très bon comédien. Il me manquait quelque chose et ce qui m’a tenté très rapidement, c’est la mise en scène. » Après quelques années, il s'est aperçu que les réalités économiques du domaine du théâtre étaient plutôt dures.

Il s’est alors intéressé au journalisme et a exploré ce monde à Chicoutimi pendant un été. Après un séjour à Toronto pour Radio-Canada et à TVA à Montréal, il est entré à Radio-Canada dans cette même ville et a appris le métier de journaliste « sur le tas ». Il conseille d’ailleurs aux futurs journalistes d’étudier en droit, en sociologie, en littérature ou en philosophie, et de lire des « livres compliqués et de les expliquer à [leurs] amis ».

En 1976, Michel Lacombe a été correspondant parlementaire à Québec, où il couvrait entre autres le Parti québécois de René Lévesque. « Les bars étaient animés de discussions politiques jusqu’à 3 heures du matin, tous les soirs », raconte-t-il. Il était aux premières loges pour couvrir le référendum de 1980.

Une vision du journalisme

Pour Michel Lacombe, l’objectivité journalistique est « un piège. Personne n’est objectif. Tout le monde a un point de vue », mais il croit en l’impartialité.

« Il faut que nous, comme journaliste, on encourage les gens à être curieux, à vouloir avoir plus de compréhension pour pouvoir être libres. »

— Une citation de  Michel Lacombe, journaliste et animateur

Dans cette ère de médias sociaux et de fausses nouvelles, Michel Lacombe croit fermement que les journalistes « tiennent à [leur] définition de [leur] métier, qui est de traiter l’information en la vérifiant ».

« J’ai cru et je crois encore à ce métier-là, dur comme fer », affirme Michel Lacombe après toutes ces années.