•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Rencontre entre Catherine Perrin et Caroline Boudoux

Les grands entretiens, ICI Première.
Caroline Boudoux : conjuguer génie et médecine

Rencontre entre Catherine Perrin et Caroline Boudoux

Caroline Boudoux : conjuguer génie et médecine

La scientifique Caroline Boudoux dans son laboratoire
La scientifique Caroline BoudouxPHOTO : Yves Beaulieu
Les grands entretiens, ICI Première.
Les grands entretiensPublié le 25 mai 2022

Tôt dans son enfance, Caroline Boudoux s'est intéressée aux manières de voir à l'intérieur du corps. Plus tard, cette ingénieure a obtenu un doctorat en optique biomédicale à la Harvard-MIT Health Science and Technology. Catherine Perrin rencontre une passionnée de génie biomédical.

Caroline Boudoux vient d’une famille de scientifiques. Sa mère était pharmacienne en Belgique avant de se rediriger vers l’enseignement et de devenir directrice d’école. Son père était ingénieur forestier et a dirigé un laboratoire de recherche. « Mes parents ont suivi mes questions, les ont devancées, mais sans jamais les écraser », raconte Caroline Boudoux.

Afin d’assouvir sa curiosité envers le génie médical, Caroline Boudoux étudie en génie physique à l’Université Laval. Au doctorat, elle suit une formation de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui réunit le génie et la médecine. « Je n’y croyais pas [qu'une telle union existait], au baccalauréat, quand je suis tombée sur la description du programme », s’exclame Caroline Boudoux, qui oscillait entre la médecine et l’ingénierie. « L’ingénierie a gagné, mais de peu », dit-elle.

Durant son doctorat, elle côtoie des étudiants et des professeurs en médecine, et des patients. Elle complète également un postdoctorat en microscopie non linéaire de l’École polytechnique de Paris.

Aujourd’hui, Caroline Boudoux est professeure titulaire au Département de génie physique de Polytechnique Montréal, membre de l’Institut de génie biomédical et chercheuse au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et au Centre d’optique, photonique et laser de l’Université Laval.

Ses recherches portent sur les différents types de laser et sur la tomographie en cohérence optique (OCT). Ainsi, elle a développé avec son associé Nicolas Godbout un coupleur en fibre optique qui améliore la qualité des appareils d’imagerie médicale.

« Les technologies optiques, ce n’est pas de la science-fiction. Il y a présentement des appareils d’optique qui sont utilisés pour faire du diagnostic. »

— Une citation de  Caroline Boudoux, ingénieure

Avec deux mentors, elle a fondé avec Nicolas Godbout Castor Optics, une compagnie qui mise sur « le potentiel de la technologie ». Leurs découvertes leur permettent de viser des marchés autres que le domaine médical.

« Ce que j’apprends à Castor rend mon enseignement plus en phase avec ce dont l’industrie a besoin, ce dont les ingénieurs ont besoin », affirme Caroline Boudoux, qui contribue de manière importante à la formation de la future génération d’ingénieurs.