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Les grands entretiens, ICI Première.
Les grands entretiens, ICI Première.
Audio fil du lundi 20 mars 2017

Rencontre entre Marie-France Bazzo et le rappeur Samian

Samian, un homme de famille

Publié le 21 mars 2017
L'auteur-compositeur-interprète Samian
L'auteur-compositeur-interprète SamianPHOTO : Radio-Canada/Alexandre Leclerc

Le chanteur Richard Desjardins a déjà qualifié les Autochtones de peuple invisible, le rappeur Samian les qualifie plutôt d'invincibles. « On n'est pas nombreux, mais on est présents, et on existe. » Celui qui est aussi photographe et qui n'hésite pas à dénoncer le sort réservé aux Premières Nations s'entretient avec Marie-France Bazzo de sa relation avec son père, d'origine québécoise, et du lien spécial qu'il a avec sa grand-mère algonquine.

Samian, près de ses ancêtres
Il a une relation privilégiée avec sa grand-mère, qui l’aide à rédiger ses textes en algonquin. « On s’assoit avec des poèmes et des textes en français, et on traduit ensemble. L’algonquin est une langue imagée. Tu ne traduis pas littéralement ce qui est écrit. » Samian explique qu’il peut utiliser le même couplet deux fois, dans les deux langues, mais que « même si c’est le même texte, [le sens] est complètement différent ».

La grand-mère de Samian a aussi été la première à écouter ses maquettes, pour l’aider à corriger sa prononciation de l’algonquin. « Elle écoute mes albums dans sa voiture neuve, les fenêtres ouvertes, dans les rues d’Amos. »

« Elle est très techno, ma grand-mère. Elle a vécu dans un tipi, mais elle me texte! »

—  Samian

Son expérience avec le Wapikoni mobile
C’est en 2004, avec le studio ambulant de création audiovisuelle et musicale, que la vie de Samian a pris un tournant. Il savait que la caravane allait passer dans sa communauté de Pikogan. Il l’attendait de pied ferme.

« J’ai été le premier à entrer dans cette roulotte, à démarrer [le tout] en tant que participant. Pour la première fois de ma vie, j’enregistrais ma voix dans un studio. [La cinéaste] Manon Barbeau m’a dit que j’avais du potentiel, quelque chose de spécial. Ça m’a donné un second souffle. C’était ma naissance artistique. »

La photographie pour ouvrir les yeux sur le monde
C’est à son père qu’il doit sa passion pour la photographie. Plus petit, il avait une boîte de photos en noir et blanc que son père avait prises dans l’Ouest canadien. « Je voyage beaucoup dans le monde pour faire de la photographie basée sur l’humain. Je réalise à quel point on a tellement en commun, partout dans le monde. On est trop souvent axés sur nos différences religieuses ou politiques, et c’est ce qui sépare tout le monde. On en oublie ce qui peut nous rassembler. »

Vous pouvez suivre Samian le photographe par ici (Nouvelle fenêtre).

Une photographie intitulée «Solitude» et croquée par Samian au Nicaragua

Facebook / Samian Photographie