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Les grands entretiens, ICI Première.
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Le rêve un peu fou du chanteur Matt Holubowski

Rencontre entre Monique Giroux et l'auteur-interprète Matt Holubowski

Le rêve un peu fou du chanteur Matt Holubowski

Publié le 25 mars 2020
Matt Holubowski assis devant un micro radio.
L'auteur-compositeur-interprète Matt HolubowskiPHOTO : Radio-Canada / Francis Dufresne

L'animatrice Monique Giroux rencontre pour la première fois, et en bonne et due forme, Matt Holubowski. Le chanteur, qui a acquis sa notoriété grâce à La voix en 2015, a décidé d'écouter son cœur au lieu de faire ce que les autres attendaient de lui. « Je mijote constamment des projets à part [de mes chansons] pour m'exprimer d'une autre façon », dit celui qui, s'il en avait le temps, ferait un disque punk, rap ou metal, mais sous un autre nom d'artiste.

Matt Holubowski est né à Hudson, près de Montréal, d’un père d’origine polonaise anglophone et d’une mère québécoise. La musique occupait une place normale dans la famille. Il a pris un instrument dans ses mains – la guitare – à 17 ans seulement.

Un peu perdu et incapable d’orienter sa carrière, Matt Holubowski a étudié en science politique, surtout par enrichissement personnel, et a trouvé sa place comme chanteur « un peu par accident ». Il écrivait des chansons dans le sous-sol de ses parents et a donné des spectacles de reprises de chansons dans des bars.

Matt Holubowski en prestation au studio 18.

Matt Holubowski

Radio-Canada / Olivier Lalande

Après ses études, il a voyagé en Afrique et en Asie. Une fois revenu à Montréal, il a commencé à travailler sur son premier disque. Lors d’un concert, il a rencontré le musicien Connor Seidel. Deux ou trois mois plus tard, il commençait à enregistrer Old Man au studio de cet artiste, qui est aujourd’hui son principal collaborateur.

« Ça reste comme un rêve lointain pour moi, un peu. C’est difficile pour moi de croire que c’est vraiment arrivé », répond d’une voix ébahie Matt Holubowski à propos de La voix. Pourtant, ce concept d’émission de téléréalité l’intéressait peu. « Ce n’était pas nécessairement la façon dont j’avais envie d’être connu, si j’allais être connu. » Venant de la banlieue ouest anglophone de Montréal, Matt Holubowski ne connaissait pas tellement la culture francophone. Il s’est retrouvé en finale de l’émission et sa carrière était ainsi lancée. Son premier album s’est mis à se vendre à des milliers d’exemplaires. Il n’a jamais remis les pieds à la grilladerie où il travaillait comme serveur.

Un troisième album bizarre

« Être bizarre, c’est relatif », selon la personne, explique le chanteur lorsque Monique Giroux le questionne sur Weird Ones, son troisième disque. Lors de la tournée de concerts entourant son deuxième album, Matt Holubowski a changé et a cherché à obtenir plus de popularité, plus l’unanimité auprès de son public. Au lieu de poursuivre dans cette voie, il s’est mis à travailler sur lui pour remettre de l’avant sa personnalité. Cette étrangeté, c’est lui, et elle fait partie de ce disque, dans lequel il remercie également Montréal, qui est aujourd’hui sa vraie maison.

« J’ai longtemps cherché un sentiment d’appartenance. […] J’ai grandi dans un contexte littéralement de deux solitudes, où j’étais à la fois anglophone et francophone, mais ni l’un ni l’autre en même temps […] Pour cette raison, Montréal, ce n’était pas vraiment chez moi. »

—  Matt Holubowski, auteur-compositeur-interprète
Matt Holubowski chante dans l'église Sainte-Thérèse.

Matt Holubowski en concert

Courtoisie/Geneviève Ringuet

Après sa tournée de concerts – bien sûr annulée ou reportée en raison de la crise de la COVID-19 – Matt Holubowski n’a aucun projet.

« Je suis déjà dans un rêve un peu fou. Je souhaite continuer le rythme de vie que j’ai, mais d’avoir la sagesse de bien gérer mon énergie. Je pense que c’est possible de vivre une vie aussi folle, mais c’est important de rester connecté avec ses racines, avec ses amis, avec sa famille. »

—  Matt Holubowski, auteur-compositeur-interprète