•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Franco Nuovo et l'anthropologue et conférencier Serge Bouchard (1re partie)

Les grands entretiens, ICI Première.
Rencontre avec Serge Bouchard (première partie)

Franco Nuovo et l'anthropologue et conférencier Serge Bouchard (1re partie)

Franco Nuovo et l'anthropologue et conférencier Serge Bouchard (1re partie)

Il sourit au micro.
L'écrivain, anthropologue et animateur Serge BouchardPHOTO : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa
Les grands entretiens, ICI Première.
Les grands entretiensPublié le 26 décembre 2019

« Je me laissais des chances d'être heureux. » Au micro de Franco Nuovo, l'anthropologue, écrivain et animateur parle avec générosité de son enfance, de son intérêt pour les Premières Nations et les camionneurs. Avec sa voix apaisante, il s'exprime sur une foule de sujets qui l'animent depuis l'enfance et qui résonnent encore aujourd'hui.

Serge Bouchard, que l’on considère bien sûr comme un philosophe, revient sur son enfance heureuse à Pointe-aux-Trembles, sur sa mère atypique qui l’a fortement influencé. Une femme très dure, féministe, profondément anticléricale et qui aimait la lecture.

Le Montréal industriel a fait naître chez lui une passion pour la nature et la vie sauvage, le désir de « contempler du large ». Serge Bouchard voulait être « un Indien, un ermite, un camionneur, un joueur pour les Red Wings ». « Je me laissais des chances d’être heureux. »

D’abord mauvais élève au cours classique, il a été refusé une première fois en anthropologie! Puis, il a consacré sa thèse de doctorat aux camionneurs au long cours, une lecture maintenant obligatoire à HEC. L’anthropologue revient aussi sur sa collaboration avec des généraux français, qui l’ont sollicité pour un travail d’ethnographie en entreprise, qui a finalement duré six ans. 

Serge Bouchard pense qu’on a parfois une vision inexacte du passé. « On était curieux et recevants », affirme-t-il. Il croit qu’il faut se méfier sans cesse du repos, du confort et de la paresse intellectuelle. Il a aussi de bons mots pour son coanimateur Jean-Philippe Pleau, avec qui il conçoit chaque semaine l’émission C’est fou. 

Écoutez Serge Bouchard, c’est parcourir par ricochet une multitude de récits de l’histoire du Québec.