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Les faits d'abord, ICI Première.
Les faits d'abord, ICI Première.
Rattrapage du 15 août 2020 : Vague de dénonciations et Moyen-Orient

Dénonciations vs présomption d'innocence : Table de discussion

Agressions sexuelles : droit des victimes contre présomption d’innocence

Publié le 15 août 2020
Gros plan sur la balance que porte la statue de la Justice.
La statue de la Justice PHOTO : iStock

La nouvelle vague de dénonciations d'agressions sexuelles qui a déferlé sur les réseaux sociaux cet été au Québec oppose deux droits : celui des victimes et celui de la présomption d'innocence. En compagnie de quatre personnes invitées, Alain Gravel se demande si les dénonciations anonymes sont la manière pour les victimes d'obtenir justice et réparation.

Au micro :

– Deborah Trent, directrice du Centre pour les victimes d'agression sexuelle de Montréal
– Yves Boisvert, chroniqueur à La Presse
– Francine Pelletier, documentariste et chroniqueuse au Devoir
– Alexandra Barkany, étudiante à l’École du Barreau

« L’ampleur du mouvement de dénonciations auquel on a assisté sur les réseaux sociaux ces dernières semaines est un peu le reflet de l’échec du système [judiciaire] à répondre aux besoins de la majorité des victimes. [...] Le système judiciaire a une finalité punitive, alors que les victimes ont besoin d’écoute, de bienveillance et de réparation. »

—  Alexandra Barkany

« Publier des noms sur Internet en gardant la victime anonyme et sans donner de faits n’est pas une façon de changer les mentalités ni de se rendre justice. Je crains que les victimes perdent en crédibilité à cause de la façon dont elles mènent leur combat. Il y a un prix énorme à payer à ce genre de dérapage. »

—  Francine Pelletier

« Il y a beaucoup de confusion chez les victimes d’agressions sexuelles, qui veulent parler, s’exprimer. [...] Elles veulent surtout être entendues et faire entendre ce qu’elles ont vécu, y compris aux gens qu’elles estiment qui leur ont fait du mal. »

—  Deborah Trent

« Le système judiciaire ne peut pas régler tous les problèmes sociaux, [...] mais la justice est encore là. [...] Il faut faire en sorte de donner confiance aux victimes d’utiliser le système judiciaire, parce qu’il ne faut pas que ces crimes-là restent impunis. »

—  Yves Boisvert

Vous ou un proche avez besoin d’aide?

Le Centre pour les victimes d'agression sexuelle de Montréal (Nouvelle fenêtre) dispose d’une ligne d’écoute provinciale au 1 888 933-9007.