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L’inquiétante canicule et les feux intenses de Colombie-Britannique

Des flammes à Lytton.
Cette vidéo prise à Lytton mercredi soir montre plusieurs structures englouties par les flammes.PHOTO : 2 Rivers Remix Society/Vimeo
Les faits d'abord, ICI Première.
Les faits d'abordPublié le 3 juillet 2021

L'ouest du pays est accablé par une chaleur assommante. Des records de température ont été pulvérisés, et l'endroit où le mercure a été le plus élevé, à Lytton en Colombie-Britannique, a été presque entièrement ravagé par les flammes. Une dizaine de feux de forêt sont toujours actifs en ce moment. Quelles sont les répercussions de ces canicules, plus fréquentes et plus intenses qu'avant, et comment limiter les pertes humaines et endiguer le phénomène? Les Drs Brian Conway et Lucien Abenhaim ainsi que le professeur Alain Webster analysent les causes et les conséquences de cette catastrophe.

Brian Conway, infectiologue et directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver, rapporte que les températures se rapprochent des normales, mais que les conséquences de la semaine dernière demeurent. « Les ressources de santé publique sont encore vraiment sur la COVID-19, donc il n’y a vraiment pas beaucoup de marge de manœuvre », précise-t-il.

Lucien Abenhaim, épidémiologiste et ancien directeur général de la Santé en France, a connu de près la canicule de 2003 en Europe qui a causé près de 75 000 décès en quelques jours. Il remarque les mêmes problèmes dans la canicule extrême de Colombie-Britannique.

« On aura le choix entre littéralement deux avenirs : ou on est capables de limiter ces changements climatiques et on va être capables de s’adapter à ces changements gérables, ou on n’est pas capables de gérer adéquatement cette crise climatique, et ces enjeux vont devenir de plus en plus difficiles à contrôler », fait remarquer Alain Webster, professeur en économie de l'Environnement à l’Université de Sherbrooke et président du Comité consultatif sur les changements climatiques. « Il faut travailler sur deux fronts : s’adapter à ces modifications de climat et réussir à transformer nos sociétés pour être carboneutres en trois petites décennies. »