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Les faits d'abord, ICI Première.

Tragédie de London : quand les extrémistes imposent leurs motivations politiques

Publié le 12 juin 2021
Des gens prient lors d'une veillée à la mémoire des quatre membres d'une famille musulmane tués à London.
Des gens prient lors d'une veillée à la mémoire des quatre membres d'une famille musulmane tués à London.PHOTO : La Presse canadienne / Chris Young

Les funérailles de la famille Afzaal ont eu lieu samedi. Quatre des cinq membres de cette famille musulmane sont morts cette semaine, fauchés lors d'une attaque au camion-bélier. Selon la police, il s'agit d'un crime haineux. Arielle Kayabaga, conseillère municipale à London, rapporte que « la ville est toujours en deuil ». Une semaine après le drame, que faut-il faire pour rapprocher les communautés musulmanes de la population canadienne?

« Ce genre de drame doit nous rappeler notre responsabilité quand on prend la parole, quand on entame des débats. Les débats doivent avoir lieu, il n’est pas question de limiter la liberté d’expression, mais surtout, c’est un drame qui nous rappelle notre responsabilité de maintenir le vivre-ensemble », estime Lamine Foura, journaliste bien connu de la communauté maghrébine à Montréal.

« Si c’est un geste isolé, il s’inscrit quand même dans un climat qui se détériore depuis maintenant près d’une décennie », affirme David Morin, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke et cotitulaire de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents. « Depuis 10 ans maintenant, on a quand même en Occident une montée très, très forte de l’extrême droite, des discours xénophobes, qui se traduit par une augmentation des crimes haineux », dit-il en rappelant l’attentat de Québec.

« Ce climat [d’islamophobie] était là avant, non seulement à London, mais partout au Canada », fait remarquer Arielle Kayabaga, qui précise que les cas d’islamophobie ne sont pas isolés. « On ne peut pas laisser les choses dégénérer. »