•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Les faits d'abord, ICI Première.
Les faits d'abord, ICI Première.
Rattrapage du 5 juin 2021 : Les bonis d’Air Canada et la violence au hockey

Bonis aux dirigeants d'Air Canada : Table de discussion

Ces bonis des hauts dirigeants d’Air Canada qui dérangent

Publié le 5 juin 2021
Un avion est sur le tarmac.
Un avion d’Air Canada est sur le tarmac de l’aéroport international Pearson, de Toronto.PHOTO : La Presse canadienne / Nathan Denette

La Chambre des communes a blâmé jeudi la direction d'Air Canada pour les bonis versés à ses hauts dirigeants, alors que le gouvernement fédéral versera 5,9 milliards de dollars à l'entreprise, qu'elle a perdu 4,6 milliards de dollars et qu'elle a mis à pied plus de 21 000 employés. « [C'est ] de la gloutonnerie, de la goinfrerie, de l'arrogance. En tout cas, une chose est certaine : c'est complètement immoral, complètement inacceptable », laisse tomber Xavier Barsalou-Duval, critique du Bloc québécois en matière de transport. Le Bloc québécois demande que les dirigeants d'Air Canada remboursent leurs bonis et que le gouvernement retienne l'aide promise à l'entreprise.

François Dauphin, PDG de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP), rappelle qu’il y a un an, l’aide gouvernementale à Air Canada n’était pas encore annoncée et que l’entreprise voulait s’assurer que « les dirigeants ne quittent pas le navire ». Par contre, à la fin de l’année, la situation s’est améliorée grâce à l’aide gouvernementale. « C’est là qu’on a manqué peut-être de jugement ou on aurait dû faire assurément preuve de beaucoup plus de retenue », analyse François Dauphin. « Le comité de rémunération et le conseil d’administration devront trouver une façon de faire amende honorable assez rapidement. »

Ivan Tchotourian, professeur en droit économique à l’Université Laval et chef d’analyse en rémunération au Laboratoire interdisciplinaire sur la responsabilité sociale des entreprises (LIRSE) de cette faculté de droit affirme que l’aide accordée par le gouvernement exige une certaine responsabilité. Il croit que l’esprit de la loi a été mis de côté. Les recherches démontrent que « les hauts dirigeants évoluent dans une sphère qui est parfois déconnectée », explique-t-il. Une législation pour encadrer ce genre de situation est difficile à imposer, et Ivan Tchotourian croit davantage à une modification de la gouvernance.