•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Les faits d'abord, ICI Première.

Le français est-il réellement en déclin?

Publié le 20 mars 2021
Des manifestants masqués, pendant la pandémie de COVID-19, tiennent des pancartes où sont écrits : "Vive le Québec Livre et la francophonie" ainsi que "Loi 101 au Cégep".
Manifestation devant l’Université McGill à Montréal le 28 novembre 2020.PHOTO : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le 20 mars est la Journée internationale de la Francophonie. On dit que le français est en recul, mais est-ce vraiment le cas alors que les lois qui encadrent la protection de la langue sont en instance de révision? Voici trois points de vue de la situation : celui des Européens et des Africains, celui des Québécois et celui des francophones hors Québec.

« La langue française est très dynamique à l’étranger », soutient Bruno Bernard, expert en francophonie, professeur d’économie spécialisé dans l’exportation ethnique et linguistique et économiste expert pour la Commission européenne. « Les GAFAM ont envie de vendre leurs produits à des consommateurs francophones et dans leur langue aussi. » Bruno Bernard fait remarquer qu’une nouvelle classe moyenne émerge en Afrique et qu’elle consomme en français.

Selon Charles Castonguay, auteur du livre Le français en chute libre : la nouvelle dynamique des langues au Québec, la situation du français exige une intervention urgente. Le poids du français au Canada a chuté de 29 % à 21 % depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. « La loi 101 n’existe plus, déclare Charles Castonguay. L’anglais est en train de s’affirmer en tant que langue commune dans la région de Montréal. »

« Si on est pessimiste pour le Québec, on pourrait dire qu’on pourrait être un peu plus dépressif pour ce qui est de la francophonie hors du Québec », affirme Éric Forgues, directeur général de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques. Car le français est en lent déclin. Selon Statistique Canada, en 2036, les francophones à l'extérieur du Québec représenteront 2,8 % de la population. D'après Éric Forgues, les politiques linguistiques ne sont pas suffisantes pour renverser les tendances à la baisse.