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La montée de l’extrême droite aux États-Unis

Un soldat armé devant le Capitole.
Jusqu'à 20 000 soldats vont patrouiller à Washington du 16 au 21 janvier, du jamais vu dans l'histoire des États-Unis.PHOTO : Reuters / Brandon Bell
Les faits d'abord, ICI Première.
Les faits d'abordPublié le 16 janvier 2021

Washington est sous haute tension. Près de 20 000 soldats et 10 000 policiers assurent la sécurité de la capitale américaine, après l'assaut du Capitole du 6 janvier dernier, et ce, en vue de l'assermentation, mercredi, de Joe Biden comme 46e président des États-Unis. « Les groupes d'extrême droite sont responsables de la majorité des attaques terroristes aux États-Unis », soutient Frédéric Lemieux, directeur du programme de maîtrise en renseignement à l'Université Georgetown, à Washington.

Par contre, Frédéric Lemieux estime qu’une guerre civile aux États-Unis est difficile à prédire.

« Il y a une augmentation, non seulement des incidents, mais également des victimes, notamment depuis 10 ans [par les groupes d’extrême droite] », affirme David Morin, codirecteur de l'Observatoire sur la radicalisation et l'extrémisme violent de l'Université de Sherbrooke. Selon lui, ces groupes ne disparaîtront pas du paysage américain, même après le départ du président Donald Trump, et leur ligne d'action est différente de celui-ci.

Aurélie Campana, professeure de science politique à l’Université Laval, explique que l’influence de ces groupes au Canada n’est pas exagérée, mais que le contexte politique et économique est différent ici. Elle souligne que des discours antigouvernementaux sont adaptés aux contextes politiques provinciaux et fédéral. Enfin, ces groupes sont beaucoup moins organisés et plus fragmentés au Canada.