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Comment les personnes riches se sont davantage enrichies pendant la pandémie

L'action de Google apparaît sur des écrans du NASDAQ.
L'action de Google en 2004PHOTO : Getty Images / Chris Hondros
Les faits d'abord, ICI Première.
Les faits d'abordPublié le 28 novembre 2020

Mille milliards de dollars américains. Cette somme représente l'accroissement des grandes fortunes américaines depuis le début de la pandémie, notamment celle des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) et celle d'Elon Musk (Tesla). Les Canadiens riches ne sont pas en reste non plus. Quelles sont les conséquences de la concentration de la richesse et où les très riches devraient-ils payer des impôts? Les experts Brigitte Alepin, Alain Deneault et Paul Ryan répondent à ces questions.

« Je ne conseillerais à aucun politicien de [demander] aux autres contribuables d’absorber les coûts de la crise avant de s’assurer que les mégariches paient leur juste part d’impôt », affirme Brigitte Alepin, professeure de fiscalité à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec en Outaouais.

Selon Alain Deneault, professeur de philosophie à l’Université de Moncton, les multinationales « sont des grands sujets que n’arrivent pas à encadrer les législations, que ce soit sur un plan fiscal ou simplement sur un plan judiciaire ».

Paul Ryan, avocat fiscaliste au cabinet Ravinsky Ryan Lemoine, rappelle que « plus on impose les riches, plus à un moment donné ça ne rapporte pas, parce que ça ralentit l’économie », mais que « la lutte contre l’évitement fiscal est la clé de cette opération ».

Une modernisation de la Loi sur la radioffusion

Pendant que ces grandes capitalisations croissent, notamment celles des GAFAM, de nombreuses personnes dénoncent depuis bien des années le cadre législatif et fiscal trop permissif dans lequel ces entreprises évoluent. Afin de lutter contre cette iniquité fiscale dont jouissent les GAFAM, le Parlement français a adopté en 2019 une taxe de 3 % sur le chiffre d'affaires des entreprises dégageant des revenus supérieurs à 25 millions d'euros dans l'Hexagone et à 750 millions d'euros dans le monde. Cette taxe prenait effet en France jeudi. Le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, s’est inspiré de cet exemple européen et a déposé au début de novembre un projet de loi qui vise à soumettre les géants du Web à la Loi sur la radiodiffusion. Il en parle.