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Les faits d'abord, ICI Première.
Les faits d'abord, ICI Première.
Rattrapage du 21 déc. 2019 : SNC-Lavalin et entrevue avec Simon Jolin-Barrette

Affaire SCN Lavalin : Discussion sur les pratiques d'affaires à l'international

Affaire SNC-Lavalin : discussion sur la délinquance d'entreprise à l'international

Publié le 21 décembre 2019
Le logo de SNC-Lavalin apparaît sur un talus de gazon.
Le siège social de SNC-Lavalin, à MontréalPHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Est-il possible de faire des affaires à l'international de manière éthique, sans verser un seul dollar en pot-de-vin? Pour tenter de répondre à la question, Alain Gravel réunit quatre experts : les journalistes à l'émission Enquête Anne Panasuk et Luc Tremblay, l'associé directeur du Groupe Vidocq et membre du conseil d'administration de Transparency International Canada Jonathan Légaré et, au téléphone, la responsable du pôle flux financiers illicites à l'association Sherpa, Laura Rousseau.

« Le plus grand effet dissuasif sur la délinquance d'entreprise, c’est la peur de se faire prendre », précise Jonathan Légaré, qui encense l’amende de 280 millions que doit débourser SNC-Lavalin pour une affaire de fraude qui a trait à ses activités en Libye. Le spécialiste en renseignement et en criminalité économique espère que cette poursuite des autorités lancera un message aux autres firmes qui seraient tentées de gagner des contrats de manières illicites à l’étranger. « J’ose espérer qu’en 2019 signer un contrat avec une dictature soulèvera quelques critiques sur le plan de la réputation de l’entreprise », ajoute-t-il.

Les journalistes Anne Panasuk et Luc Tremblay abondent dans le même sens et se demandent même si certains dirigeants ne font pas de l’aveuglement volontaire. Laura Rousseau, qui travaille pour une association française qui combat les nouvelles formes d’impunité liées à la mondialisation des échanges économiques et financiers, espère que ces pratiques seront de plus en plus lourdement pénalisées.

« Il semble que la corruption est systémique dans certains secteurs, mais ce n’est pas irrémédiable. […] Les lois peuvent et doivent évoluer. Il faut continuer à lancer des enquêtes et ne pas laisser ces multinationales impunies. »

—  Laura Rousseau, responsable du pôle flux financiers illicites à l'association Sherpa