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Entrevue avec Thibault Rehn : Saumon transgénique, maintenant vendu au Canada

Les éclaireurs, ICI Première.
Audio fil du lundi 7 août 2017

Entrevue avec Thibault Rehn : Saumon transgénique, maintenant vendu au Canada

Des saumons génétiquement modifiés incognito en grand nombre dans les supermarchés

Thibault Rehn, coordonnateur à Vigilance OGM
Thibault Rehn, coordonnateur à Vigilance OGM PHOTO : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa
Les éclaireurs, ICI Première.
Les éclaireursPublié le 8 août 2017

« Ce qui est grave, c'est que le consommateur ne pourra pas savoir ce qu'il mange », déplore le coordonnateur de l'organisme Vigilance OGM, Thibault Rehn. Vendredi dernier, l'entreprise américaine AquaBounty Technologies a distribué 4535 kg de filets de saumon génétiquement modifié sur le marché canadien après avoir obtenu l'autorisation du gouvernement fédéral. Le saumon génétiquement modifié peut atteindre sa taille adulte deux fois plus rapidement que les saumons pêchés au large, soit en dix-huit mois plutôt qu'en trois ans.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) les plus courants
En 2016, quatre cultures représentaient 99 % des superficies de cultures génétiquement modifiées dans le monde, soit le soya, le maïs, le coton et le canola. Les OGM sont principalement destinés à l’alimentation animale. « Si vous achetez de la viande, du lait ou des œufs qui ne sont pas certifiés biologiques, il y a une très forte probabilité [que les animaux dont ils proviennent] aient consommé des OGM », précise Thibault Rehn.

Des saumons génétiquement modifiés dans nos supermarchés
« Le Canada est un chef de file [dans le domaine des OGM] avec des lois un peu laxistes si on le compare à d’autres pays », explique Thibault Rehn. On ne vend des saumons génétiquement modifiés qu’au Canada, tandis que les États-Unis ont arrêté ce commerce dans l'attente d’un étiquetage plus clair.

Étiquetage nébuleux
« Au Canada, un projet de loi vient d’être débouté pour la neuvième fois au mois de mai. Les libéraux et les conservateurs ont voté contre le droit à l’étiquetage », regrette Thibault Rehn. Il n’y a donc aucune façon de savoir si les saumons en vente proviennent de l’Atlantique ou d’un laboratoire.

Études biaisées?
« Sachant que Pêches et Océans Canada n’a fait aucune étude d’évaluation environnementale de la production de ce saumon-là, […] il n’y a pas d’étude qui prouve que ce sera bon ou mauvais [pour la santé], explique-t-il. Santé Canada s’est penché uniquement sur les données de l’industrie [dont les entreprises] sont les seules dépositaires de ces études-là. »