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Médecine : imiter le stress des opérations pour mieux s’y préparer

L'anesthésiste Issam Tanoubi
L'anesthésiste Issam TanoubiPHOTO : Radio-Canada / Julien Lamoureux
Publié le 23 novembre 2016

« La simulation médicale est née d'un besoin clair d'apprentissage par expérimentation chez les professionnels de la santé et les étudiants », explique le Dr Issam Tanoubi, anesthésiste à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Elle permet à ceux-ci de pratiquer dans un milieu contrôlé certaines opérations délicates qu'ils ne réalisent que rarement et de développer des traits de personnalité difficilement évaluables par un examen.

Il existe plusieurs types de simulation : les opérations sur des cadavres humains et sur des animaux, les mises en situation avec des acteurs et l’utilisation de machines qui imitent le corps humain. Ces dernières sont d’ailleurs très utilisées au centre de simulation médicale de l’Université de Montréal (LIEN),où le Dr Tanoubi est directeur de recherche. Elles peuvent, par exemple, permettre à de futurs anesthésistes de pratiquer les délicates étapes de l’endormissement et du réveil du patient.

« Ce qu’on cherche, ce n’est pas un médecin qui connait les doses, c’est un médecin qui sait comment se comporter. »

— Une citation de  Dr Issam Tanoubi

Les centres de simulation devront déterminer comment allouer leurs ressources aux différents secteurs et spécialisations de la médecine. En effet, selon l’anesthésiste, le recours aux coûteuses machines mentionnées précédemment n’est pas nécessaire dans toutes les situations. Parfois, utiliser des techniques anciennes (comme la pratique des points de suture sur une banane) ou des mises en situation (comme l’annonce d’une mauvaise nouvelle à une famille) est aussi efficace, tout en étant moins dispendieux.

« Il va falloir travailler sur la recherche en simulation pour déterminer dans quels secteurs [la simulation par machines] fonctionne bien et pour lesquels elle est moins nécessaire », résume le Dr Tanoubi.

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