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Entrevue avec Michèle Lambin : Rivalité et complicité au sein de la fratrie

Les éclaireurs, ICI Première.
Audio fil du mardi 9 avril 2019

Entrevue avec Michèle Lambin : Rivalité et complicité au sein de la fratrie

Les chicanes entre frères et sœurs ne sont pas un signe d’échec familial

Un frère et une soeur se battent pour avoir le contrôle de la télécommande.
Pour la psychothérapeute Michèle Lambin, « il ne peut y avoir de réelle complicité sans rivalité » au sein de la fratrie.PHOTO : iStock / Milkos
Les éclaireurs, ICI Première.
Les éclaireursPublié le 10 avril 2019

Parents, déculpabilisez-vous! Selon la psychothérapeute Michèle Lambin, qui travaille depuis 25 ans avec les familles, les parents doivent cesser d'être inquiets par les chicanes de leurs enfants, car elles constituent pour ces derniers une occasion de développer des habiletés relationnelles.

Ce qui frappe souvent les parents est la rivalité qui peut animer une relation fraternelle. Or, pour Michèle Lambin, « il ne peut y avoir de réelle complicité sans rivalité ».

« On a l’impression que de se chamailler, c’est de ne pas s’aimer. Mais ils sont en train d’apprendre : apprendre leur place, à être en relation. Apprendre aussi dans quelle mesure ils peuvent se permettre de déroger à ce que les parents demandent. »

—  Michèle Lambin, psychothérapeute

La rivalité existe ainsi au sein de la fratrie en raison des liens qui unissent les enfants. Dans ce contexte, les conflits leur permettent de sentir qu’ils existent aux yeux de leurs parents, mais aussi aux yeux de leurs frères et sœurs.

Amour, jeux et temps de qualité

Pour nourrir la complicité, la psychothérapeute conseille aux parents de laisser à leurs enfants beaucoup de temps pour qu’ils jouent ensemble. « Le jeu est un pont formidable pour développer le lien », insiste-t-elle. Et même si les parents ont des horaires chargés, ils devraient eux aussi consacrer du temps aux jeux et aux moments avec leurs enfants.

« Faire un petit jeu dans les 10 minutes avant qu’ils se couchent [...], prendre le temps d’établir des routines avant le sommeil, des rituels : tout ça tisse des liens familiaux très grands et permet aux enfants de voir de quelle façon ils arrivent à avoir l’attention de leurs parents et comment ils peuvent être proches de leurs frères et sœurs. »

—  Michèle Lambin, psychothérapeute

Michèle Lambin invite également les parents à valoriser le rôle de frère ou de sœur afin d’éviter qu’un enfant se sente menacé par la venue d’un nouveau membre dans la famille. « Plus on implique l’enfant auprès de son petit frère ou de sa petite sœur, plus [le lien d’attachement] va marcher », explique-t-elle.