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Les éclaireurs, ICI Première.
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Audio fil du mardi 26 février 2019

Entrevue avec Lita Béliard : Son livre, Vieillir à la bonne place

Démystifier l’accès aux CHSLD

Publié le 27 février 2019
Une dame dans un fauteuil roulant dans le couloir d'un CHSLD.
Des aînés dans un CHSLD.PHOTO : Radio-Canada

Lorsque des personnes en perte d'autonomie n'arrivent plus à assurer leur qualité de vie chez eux ou chez des proches, un centre d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) devient nécessaire. Quels sont les mécanismes pour accéder à ces centres? Qui décide? Peut-on choisir son établissement? Lita Béliard, coauteure de Vieillir à la bonne place, en librairie depuis quelques jours, est en studio pour répondre à ces questions.

Depuis que Lita Béliard a pris sa retraite, il y a quatre ans, plusieurs personnes se sont tournées vers elle pour mieux comprendre le système d’hébergement de longue durée pour les aînées. Celle qui a été coordonnatrice des services d’hébergement à l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal de 2001 à 2015 a donc voulu pallier le manque d’information sur le sujet en publiant, avec Louise Savard, un livre entre l’essai et le guide.

« Je continue à avoir des demandes des amis, des ex-collègues, des amis d’amis, des amis d’amis d’amis », raconte-t-elle pour expliquer le processus qui l’a menée à écrire ce livre. « Je me suis dit qu’il y a un problème puisque les gens n’ont pas de référence. »

Écrit dans un langage simple, l’ouvrage contient aussi plusieurs exemples et histoires vécues.

« Ce livre va permettre à une personne dans cette situation-là de suivre tout le cheminement d’une demande d’hébergement », explique-t-elle.

Celle qui a géré pendant près de 15 ans les mécanismes d’accès aux lits à Montréal se fait d’emblée rassurante : jamais quelqu’un n’est forcé d’aller dans un CHSLD. Au contraire, tout est fait dans le système pour maintenir le plus longtemps possible les personnes en perte d’autonomie chez elles, entre autres avec des suivis médicaux à domicile coordonnés par le Centre local de services communautaires (CLSC). Les CHSLD croulent d’ailleurs sous les demandes : seulement 3000 des 5000 personnes qui font une demande annuellement trouvent une place à Montréal. La métropole compte au total 14 000 lits en CHSLD.

« Au Québec, il y a une structure qui vous permet de rester à la maison, explique Mme Béliard. Il faut vraiment que la personne se lève tôt pour être hébergée, parce qu’on fait tout pour que la personne reste à la maison. »

Les démarches pour obtenir un lit en CHSLD

Lorsqu’une personne est en perte d’autonomie, une demande doit être placée à CLSC de son quartier ou de sa région. Celui-ci enverra quelqu’un sur place pour faire une évaluation de la condition de cette personne. Pour qu'une personne soit admissible, il faut que l’encadrement nécessaire pour que la personne reste à la maison soit vraiment impossible. Puisque les CHSLD débordent, tout est d’abord fait pour garder la personne chez elle le plus longtemps.

Une personne peut choisir son CHSLD, cependant cela ne veut pas dire que sa demande lui sera accordée ou qu’il n’y aura pas de longs délais avant qu’une place se libère. Il y a donc parfois la possibilité qu’un lit soit offert dans un autre établissement de manière transitoire.

Le seul cas où une personne en perte d’autonomie aura accès rapidement à une place en CHSLD est lorsque celle-ci est hospitalisée. Son cas devient alors prioritaire puisqu’on ne veut pas encombrer les hôpitaux déjà surchargés.

Référence :

Vieillir à la bonne place : le choix d'un milieu d'hébergement, les étapes, les enjeux (Nouvelle fenêtre), un livre de Lita Béliard et Louise Savard, éditions Trécarré