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La pauvreté mène à la pauvreté, et la neurologie peut l'expliquer

La chroniqueuse Véronick Raymond
La chroniqueuse Véronick RaymondPHOTO : Radio-Canada / Amarilys Proulx
Publié le 23 mai 2017

Les pauvres sont-ils responsables de leur pauvreté à cause de leurs mauvais choix de vie? À cette question controversée, la droite la plus radicale répondrait par l'affirmative. Notre chroniqueuse Véronick Raymond, elle, croit le contraire et affine sa pensée à la lueur de certaines études récentes en neurologie qui montrent que la pauvreté crée d'emblée des conditions difficiles pour le développement du cerveau.

« Non seulement les pauvres ne seraient pas responsables de leur condition, mais leur pauvreté constitue dès la naissance un facteur aggravant qui affecte durement les capacités de leur cerveau. »

— Une citation de  Véronick Raymond, citant des études neurologiques récentes

« Les différences structurelles entre les cerveaux des jeunes issus de familles à faibles revenus et ceux des enfants mieux nantis seraient à l’origine de 15 % à 44 % des écarts dans la réussite scolaire, détaille notre collaboratrice. Cela s’explique notamment par le fait que les parents les plus stressés par leur situation financière accordent moins de soutien scolaire à leurs enfants et leur transmettent involontairement le poids de leur condition financière. Leurs cerveaux en sont affectés et cela se traduit par des différences d’apprentissage à tous les niveaux : langage, perception spatiale, mémoire et capacité de se contrôler. Ils finissent même par avoir un hippocampe plus petit que les autres et un cerveau qui vieillit prématurément. »

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