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Mode avec Madeleine Goubau : Code vestimentaire au travail

Les éclaireurs, ICI Première.
Audio fil du mardi 23 août 2016 

Mode avec Madeleine Goubau : Code vestimentaire au travail

Les limites du code vestimentaire au travail

Un homme porte des bas dans des sandales
Un homme porte des bas dans des sandalesPHOTO : iStock
Les éclaireurs, ICI Première.
Les éclaireursPublié le 24 août 2016

Bien des employeurs voudraient qu'un code vestimentaire plutôt strict soit respecté, mais heureusement pour les travailleurs, certaines lois encadrent l'habillement en milieu professionnel. Madeleine Goubau explique que le droit à la vie privée et à la dignité ainsi que le droit à la liberté d'expression permettent aux salariés de se défendre dans le cas d'une demande injuste de la part de leur employeur.

Travail au salaire minimum

L’employeur est obligé de fournir les vêtements à l’employé s’il souhaite qu’un code vestimentaire précis soit respecté. Il devra les lui donner ou les lui prêter. Il ne peut pas demander que l'employé paie son uniforme. Si ces items demandent un entretien particulier, le patron devra en plus en assumer les frais. La règle s’applique aussi aux magasins de vêtements qui voudraient que leurs employés représentent la marque en s’habillant en boutique.

Sécurité

L’employeur doit offrir le matériel à tous ses employés salariés : casques, gants, ceinture, souliers, harnais, etc. Par contre, si un travailleur souhaite avoir un matériel particulier ou s’il est à son propre compte, il devra fournir les outils lui-même.

Dans un bureau

Les règlements sont plus flous dans des environnements de travail qui ne requièrent pas de contact avec le public. Cependant, si l’employeur se plaint de l’accoutrement d’un employé, ce dernier peut en général se baser sur trois arguments pour contester la directive.

Le droit à la vie privée, dans le cas, par exemple, d’une couleur de cheveux excentrique, d’un tatouage ou d’un perçage.

La liberté d’expression lorsque l’habillement a une signification politique ou identitaire pour la personne.

Le droit à la dignité, si l’on demande, par exemple, à une employée de porter des vêtements trop révélateurs et inconfortables.

On peut aussi parler de discrimination dans certains cas, souligne Madeleine Goubau, mais seulement si la demande de changement d’attirail est basée sur l’origine ethnique, le sexe ou à la religion de la personne. Cependant, même si le fardeau de la preuve se trouve dans les mains de l’employeur, bien peu d’employés ont les moyens de se rendre en cour pour contester des demandes injustes de la part de leur patron. Peut-être que la solution est de faire comme cette femme (Nouvelle fenêtre) plutôt que d’aller devant un juge?