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Entrevue avec la Dre Sonja Bodmer-Roy : Démystifier l'endométriose

Les éclaireurs, ICI Première.
Audio fil du lundi 16 juillet 2018

Entrevue avec la Dre Sonja Bodmer-Roy : Démystifier l'endométriose

L’endométriose, une maladie gynécologique méconnue et très invalidante

Une femme souffre d'endométriose.
Le groupe d’âge où le diagnostic d'endométriose est le plus souvent posé est la tranche des 25-35 ans.PHOTO : iStock
Les éclaireurs, ICI Première.
Les éclaireursPublié le 17 juillet 2018

Touchant une femme sur sept en âge de procréer, l'endométriose, une maladie chronique inflammatoire, est pourtant peu connue. Elle se manifeste lorsque l'endomètre, la muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus, n'est pas complètement évacué par le vagin pendant les menstruations. Des morceaux de ce tissu se retrouvent alors dans les trompes de Fallope ou dans le bassin, causant ainsi beaucoup de douleur, explique Sonja Bodmer-Roy, médecin spécialiste en gynécologie au Centre de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-l'Île, à Montréal.

« Imaginez s’il y a prolifération du sang menstruel et qu’il n’y a pas de porte de sortie : ça crée beaucoup d’inflammation, […] de la douleur, et finalement, sur plusieurs années, ça peut créer aussi des cicatrices, ce qu’on appelle des adhérences, ce qui, entre autres, peut causer l’infertilité », explique Sonja Bodmer-Roy.

En règle générale, les douleurs atteignent leur paroxysme pendant les menstruations, mais elles peuvent aussi commencer quelques jours avant le cycle menstruel. Le problème, c’est qu’au fil des ans, l’inflammation peut être persistante et les douleurs peuvent devenir quotidiennes, et ce, en dehors de la période menstruelle.

Les contraceptifs oraux à la rescousse

Heureusement, l’endométriose se soigne, mais cette maladie chronique ne se guérit pas pour autant à 100 %. « L’endométriose est une maladie qui est vraiment contrôlée par les hormones. Donc, la prolifération des tissus est vraiment influencée par le taux d’hormones dans le cycle menstruel, et normalement, on peut le contrôler », explique la spécialiste en gynécologie, en faisant référence à la prise de contraceptifs oraux.

« L’œstrogène, c’est ce qui fait plus proliférer les tissus, et la progestérone, c’est ce qui les atténue un peu. […] Si l'on regarde la plupart des contraceptifs oraux, ils sont de prédominance progestative […] et en prenant ça, on réussit à calmer un petit peu la prolifération de l’endométriose. »

— Une citation de  Sonja Bodmer-Roy, médecin spécialiste en gynécologie au Centre de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-Île

Souvent, fait remarquer Sonja Bodmer-Roy, les symptômes de l’endométriose, pour laquelle il existe une prédisposition génétique, sont grandement atténués une fois que la ménopause s’installe.