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Que faire si l'on se coupe un doigt : Entrevue avec le Dr Joseph Bou-Mehri

Les éclaireurs, ICI Première.
Audio fil du mercredi 2 mai 2018

Que faire si l'on se coupe un doigt : Entrevue avec le Dr Joseph Bou-Mehri

Coupure sévère du doigt ou de la main : les gestes importants à poser

Une blessure majeure requiert des soins immédiats.
Il n'y a pas un instant à perdre en cas de coupure majeure.PHOTO : iStock
Les éclaireurs, ICI Première.
Les éclaireursPublié le 3 mai 2018

« La première chose qu'il faut faire, c'est appeler de l'aide, et il faut surtout, avec une lingette propre, comprimer le site du saignement. [...] Et surtout, il ne faut pas oublier le doigt ou la main amputée, la ramasser », explique Joseph Bou-Mehri du Centre provincial d'expertise destiné aux personnes victimes d'une amputation traumatique ou nécessitant une revascularisation microchirurgicale d'urgence (CEVARMU). En cas d'accident grave, il est primordial que les victimes aient avec elles le morceau amputé afin de maximiser leurs chances de réimplantation et de revascularisation.

« C’est arrivé à plusieurs reprises qu’on perde les morceaux. Les gens arrivaient de très loin sans les morceaux amputés pour les rattacher », explique le chirurgien-plasticien et directeur médical du CEVARMU, qui traite chaque année de 100 à 150 cas d’amputation et de dévascularisation d’un membre supérieur.

Au total, 80 % des patients admis au CEVARMU, qui proviennent majoritairement de l’extérieur de la métropole, finissent en salle d’opération pour réimplantation et revascularisation, alors que les autres 20 %, après examen, ne sont pas candidats à une réimplantation et revascularisation. Cela dépend de la sévérité du traumatisme.

La rééducation, la clé
Si le fait de faire les bons gestes dans les instants qui suivent l'accident maximise les chances de réussite en matière de réimplantation et de revascularisation, la suite l’est tout autant. La chirurgie est importante, certes, mais le nerf de la guerre demeure souvent la rééducation. Si elle est mal faite, le patient ne retrouvera pas la fonctionnalité de son membre à 100 %.

« Ce n’est plus un défi pour nous de rattacher des doigts par microchirurgie. On est des experts. Mais le but, le défi, c’est vraiment la fonction après : on veut rattacher un doigt, mais on veut que les gens retournent à leur vie normale, à leur productivité, à leurs fonctions initiales. »

— Une citation de  Joseph Bou-Mehri, directeur médical du CEVARMU