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Médecine vétérinaire avec Jean Gauvin : Les chats et les enfants autistes

Les éclaireurs, ICI Première.
Audio fil du lundi 30 avril 2018

Médecine vétérinaire avec Jean Gauvin : Les chats et les enfants autistes

Le chat serait bénéfique pour les enfants souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme

Une fillette fait une sieste en compagnie de son chat.
Une fillette dort avec son chat.PHOTO : iStock
Les éclaireurs, ICI Première.
Les éclaireursPublié le 1 mai 2018

La présence d'un chat dans une maison où vit un enfant aux prises avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA) modéré est bénéfique pour ce dernier, dit le vétérinaire Jean Gauvin, citant les résultats d'une étude parus récemment dans la revue scientifique Frontiers of Veterinary Medicine. Tout comme les chiens, les chats peuvent venir en aide aux parents d'enfants et d'adolescents qui souffrent d'un TSA.

Au terme d’un sondage mené en premier lieu auprès de 64 parents qui ont un enfant atteint d'un TSA, puis d’entretiens téléphoniques menés auprès de 44 autres parents ayant un enfant atteint d’un TSA sévère, modéré ou un développement normal, les chercheurs ont démontré que les interactions affectueuses entre les chats et les enfants sont communes, ce qui a pour effet de calmer l’enfant, d’agir comme un protecteur apaisant ou même comme un gardien.

Jean Gauvin précise toutefois que ce ne sont pas tous les enfants aux prises avec un TSA qui peuvent profiter des bienfaits de la présence féline. « Les chats étaient beaucoup plus affectueux avec des enfants [atteints de troubles] modérés et ceux au développement typique qu’avec les enfants qui souffraient d'un TSA sévère », explique-t-il.

Aussi, il faut faire attention de ne pas faire l’équation simpliste chat + enfant aux prises avec un TSA = bonheur pour les parents et leur enfant. « Ça dépend du caractère du chat et du type d’autisme de l’enfant », précise Jean Gauvin.

De là l’importance, dit-il, de juger si notre enfant est un bon candidat pour profiter de la possession d’un chat et de bien choisir son compagnon félin en fonction de son comportement, et non en fonction de sa beauté.