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Les éclaireurs, ICI Première.
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Audio fil du samedi 21 mai 2016

Santé avec la Dre Karine Bériault : La bipolarité, évaluation et traitement

La bipolarité, une maladie difficile à détecter

Publié le 22 mai 2016
Bipolarité, troubles bipolaires
Bipolarité, troubles bipolairesPHOTO : iStock

Parfois décrite comme des « montagnes russes de l'humeur », la bipolarité est une maladie mentale difficile à diagnostiquer en raison de la grande variété de ses présentations. Notre docteure en résidence, Karine Bériault, explique comment distinguer les signes et symptômes de ce trouble de santé mentale. 

Aussi appelée maniaco-dépression dans le langage populaire, la bipolarité se définit par une alternance entre des épisodes de manie, caractérisés par une humeur expansive et une grande impulsivité, et des épisodes dépressifs, caractérisés par une humeur maussade et un manque d'énergie.

S'il est normal d'avoir des hauts et des bas, la bipolarité se caractérise par des variations hors de proportions. « Par exemple, je pense à une patiente qui a dépensé environ 10 000 $ sur des plats Tupperware, explique la docteure Bériault. Une autre a quitté son emploi pour partir en Afrique avec un nouveau conjoint rencontré la semaine précédente. »

Parmi les critères diagnostics, on observe que la personne dort à peine trois heures par nuit, a plusieurs idées en même temps dans la tête et est très éparpillée dans son énergie psychomotrice, soit ses mouvements et son flot de paroles. La maladie peut se transmettre héréditairement, et se développe généralement pendant la vingtaine. 

Qu'est-ce qui peut être fait après un diagnostic? 
Il peut être en certaines circonstances nécessaire d'hospitaliser la personne, car ses comportements peuvent poser un danger pour elle-même ou pour autrui. Les médecins vont prescrire des stabilisateurs d'humeur, comme du lithium, qui viennent aplatir les écarts entre les hauts et les bas. En plus de la médication, il est recommandé de suivre une psychothérapie pour arriver à fonctionner au quotidien, avec la maladie. 

Un des problèmes qui est fréquemment rencontré est une difficulté à persévérer dans la prise de médicament. « Pendant la phase dépressive, les patients vont vouloir de l'aide et être prêts à suivre le traitement, explique la docteure. « Par contre, quand ils arrivent dans la phase maniaque, ils pensent aller mieux et vont arrêter les médicaments. Les rechutes sont fréquentes. »