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Audio fil du mercredi 11 avril 2018

Le somnambulisme chez les enfants : Entrevue avec Dr. Roger Godbout

Somnambulisme chez l’enfant : fréquent, mais sans danger

Publié le 12 avril 2018
Le somnambulisme est fréquent chez les enfants.
Toute proportion gardée, le somnambulisme affecte plus les enfants que les adultes.PHOTO : iStock / SuslO

Si le somnambulisme est beaucoup plus fréquent chez l'enfant que chez l'adulte, les parents d'enfants qui ont ce trouble du sommeil ne doivent pas s'inquiéter, dit Roger Godbout, responsable du Laboratoire de recherche sur le sommeil de l'Hôpital Rivière-des-Prairies. Quand un enfant est somnambule, il faut simplement le raccompagner à son lit. « Il ne faut pas avoir peur. [...] On le recouche, on le borde et c'est terminé. »

Si de 2 % à 4 % des adultes sont sujets à des épisodes de somnambulisme, cette proportion grimpe de 11 % à 13 % pour ce qui est des enfants, selon le Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Chez les enfants, le système nerveux n’est pas encore mature, et la frontière entre l’éveil et le sommeil n’est pas encore franche, explique Roger Godbout. Les enfants vont donc être plus facilement dérangés la nuit par les bruits.

« Ça va les réveiller, mais incomplètement. Et bien souvent, le corps va se réveiller et il va rentrer dans des gestes habituels, […] alors que le cerveau, lui, est encore en sommeil profond », note le professionnel du sommeil.

Agir en amont, c'est possible
L’idée est donc de ne pas réveiller complètement l’enfant lorsqu'il est somnambule. À moins, fait remarquer Roger Godbout, d'intervenir, en amont, pour empêcher qu’un épisode se produise.

« Si mon enfant a un épisode de somnambulisme toujours chaque fois autour de 50 à 60 minutes après qu’il se soit couché, je vais peut-être aller le réveiller 50 ou 55 minutes avant, lui faire boire une mini-gorgée d’eau, le faire lever debout et le recoucher pour casser le cycle, et il va passer par-dessus l’événement de somnambulisme et ça va réussir à passer comme ça. »

—  Roger Godbout, responsable du Laboratoire de recherche sur le sommeil de l'Hôpital Rivière-des-Prairies

Roger Godbout insiste aussi sur le fait que le somnambulisme infantile survient souvent dans des périodes stressantes pour les enfants, comme au début des classes, pendant les Fêtes ou encore lorsqu’ils changent de professeur à l’école. Il donc faut éviter les situations stressantes. Un autre facteur préventif est de maintenir une routine du sommeil.