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Entrevue avec Marika Audet-Lapointe : Vivre avec un diagnostic qui menace la vie

Les éclaireurs, ICI Première.
Audio fil du mercredi 17 janvier 2018

Entrevue avec Marika Audet-Lapointe : Vivre avec un diagnostic qui menace la vie

Vivre avec un diagnostic de maladie grave : des conseils pour le patient et ses proches

Un patient reçoit un diagnostic chez son médecin.
Un patient reçoit un diagnostic chez son médecin.PHOTO : iStock / Minerva Studio
Les éclaireurs, ICI Première.
Les éclaireursPublié le 18 janvier 2018

Il n'y a pas de mots pour décrire ce qu'une personne traverse lorsqu'elle apprend qu'elle a un cancer grave ou une autre maladie qui menace sa vie. Il existe néanmoins des moyens pour aider le patient et son entourage à mieux vivre cette période post-diagnostic, explique Marika Audet-Lapointe, spécialisée en oncopsychologie.

Tout d’abord, il faut s’assurer que le patient comprend ce que le médecin lui dit lorsqu’il lui annonce un tel diagnostic. Il est important pour la personne de savoir quelles sont les options de traitements et quels en sont les buts.

Les étapes post-diagnostic, qui peuvent ressembler à celles du deuil (choc, déni, colère, marchandage, dépression et acceptation), ne se produisent pas nécessairement dans le même ordre pour tous les patients.

« Ça arrive dans tous les sens, il n’y a pas d’étapes. […] On peut voir des personnes qui reçoivent un diagnostic sérieux réagir en premier lieu par un déni, d’autres par une tristesse, d’autres par une colère, d’autres par un marchandage, et tout ça se vit parfois à une vitesse effrénée, parfois avec une distance, et c’est tout à fait humain et naturel de recevoir ces émotions-là », explique l’oncopsychogue.

Pour les proches
Du côté des proches, il est impératif, selon Marika Audet-Lapointe, d’offrir un soutien et de ne pas l'interrompre. « Une des choses importantes, c’est de cibler ce qu’on est en mesure de donner, et lorsqu’on offre du soutien, d’honorer sa parole », dit-elle. Cela est particulièrement vrai pour un patient et un proche qui entretiennent des liens très étroits.

« Plus la relation est forte, plus les gens cherchent à se protéger mutuellement de la douleur associée à un tel diagnostic, et ce qu’on voit, en présence de cette situation, c’est que les gens s’éloignent, parce qu’ils ne savent pas comment faire ou vont s’engager dans des actions qu’ils ne peuvent pas honorer. Et dans ce temps-là, [on peut] simplement dire "Je ne sais pas quoi dire" et ajouter qu’on aime la personne », explique l’oncopsychologue.

« Le plus gros défi est d’arriver à soutenir la personne. On a le désir de soulager la détresse de l’autre, mais on ne peut pas. La véritable compassion est de rester à côté de l’autre avec sa détresse. »

— Une citation de  Marika Audet-Lapointe, oncopsychologue