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Les éclaireurs, ICI Première.
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Audio fil du mercredi 30 novembre 2016

Neurologie avec Dave Ellemberg : La pilule contraceptive et la dépression

Oui, la pilule contraceptive augmente le risque de dépression, mais…

Publié le 1 décembre 2016
Le neuropsychologue Dave Ellemberg
Le neuropsychologue Dave EllembergPHOTO : Radio-Canada / Julien Lamoureux

Le neuroscientifique Dave Ellemberg nuance les résultats rapportés dans les médias d'une étude danoise sur le lien entre la pilule contraceptive et la dépression. Il est vrai que l'utilisation de contraceptifs hormonaux a une incidence sur la santé mentale, mais il est préférable d'y aller au cas par cas et de s'informer en profondeur que de s'alarmer.

Cette large étude, qui a été réalisée auprès de 1,2 million de Danoises sur une période de 14 ans, démontre une hausse significative de l’occurrence de dépression chez les femmes ayant fait usage d’un contraceptif hormonal – pilule, timbre corporel ou anneau vaginal. Les grands titres s’arrêtaient à ce constat. En décortiquant, on se rend compte que le taux passe en réalité de 1,7 % à 2,1 %, ce qui n'est pas dramatique.

Qui plus est, rapporte leneuroscientifique, l’effet est senti plus fortement chez celles qui utilisent le timbre, l’anneau ou la minipilule qui ne contient que de la progestérone. Entre le groupe témoin et les femmes utilisant le contraceptif le plus populaire – la pilule d’œstrogène et de progestérone –, la différence est minime.

Risque accru chez les 15 à 19 ans

Selon Dave Ellemberg, l’étude démontre que les adolescentes sont plus à risque que les femmes des autres groupes d’âge, mais qu'il faut encore une fois nuancer. D'abord, les symptômes de dépression augmentent entre le sixième et le douzième mois d’utilisation; après cette période, le taux est tout à fait normal. En plus, dans ce cas aussi, les augmentations sont liées aux contraceptifs les moins utilisés.

Au lieu de généraliser, le spécialiste insiste donc sur l’importance de prendre en compte l’âge, les antécédents et le type de médicaments, et de faire un suivi régulier auprès d’un spécialiste de la santé.