•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Les années lumière sur ICI Première.
Les années lumière sur ICI Première.
Audio fil du dimanche 21 octobre 2018

La recherche à venir sur le cannabis : Les explications de Richard Massicotte

Légalisation du cannabis : la recherche devrait connaître un nouvel essor

Publié le 22 octobre 2018
Un policier menace un sans-abri.

Les chercheurs et des cliniciens s'intéressent depuis longtemps au cannabis et aux effets de sa consommation, mais la légalisation de la substance depuis le 17 octobre va peut-être donner un petit coup de pouce aux scientifiques.

Même avant la légalisation du cannabis, plusieurs chercheurs étaient au travail. Le changement de statut du produit, jusqu'ici illégal en mode récréatif, va sans doute changer la donne. A l'Institut national de santé publique du Québec, par exemple, on va surveiller l’évolution de la consommation et si possible en mesurer les conséquences. L’INSPQ se dit satisfait du type de mise en marché qu’on a choisi au Québec, avec la SQDC, et dit se préparer à l’arrivée, dans un an, des produits comestibles fabriqués à base de cannabis. Pour le conseiller scientifique François Gagnon, l’objectif de santé étant toujours de ne pas encourager la croissance de la consommation de cette drogue douce.

Pour Gabriella Gobbi, psychiatre et chercheuse et à l'université McGill et au Centre université de santé McGill, la légalisation va aussi permettre de faire plus de travaux sur le cannabis médical. Car malgré le fait le que le cannabis médical soit présent chez nous depuis plusieurs années, on ne connaît pas encore assez le produit et la légalisation devrait permettre d’en apprendre davantage, soutient-elle.

De toute façon, les travaux des chercheurs sur le cannabis ne datent pas d’hier, affirme de son côté, le Dr Didier Jutras-Aswad, psychiatre, chercheur au CHUM, aussi professeur au département de psychiatrie et d'addictologie de l'Université de Montréal. Lui aussi croit que la légalisation pourrait faciliter notamment l’acquisition de données utiles en recherche. Le spécialiste estime toutefois que tous les travaux doivent être fait rigoureusement et scientifiquement, ajoutant ne pas croire qu’il faille agir sous le coup de la panique et de l’émotion dans le cas du cannabis.