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Le point sur la variole du singe avec Alexandre Touchette

Les années lumière, ICI Première.

Le nombre de cas continue d'augmenter

Une image en noir et blanc, captée au microscope.
Cette image captée au microscope montre des virions matures de forme ovale de la variole du singe, à gauche, et des virions immatures sphériques, à droite, obtenus à partir d'un échantillon de peau humaine associé à l'épidémie américaine de 2003.PHOTO : Cynthia S. Goldsmith et Russell Regner
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 27 mai 2022

Les quelque 200 cas de variole simienne détectés hors d'Afrique, dans des pays où on ne rapporte normalement pas d'éclosion de cette maladie, ont soulevé beaucoup de questions cette semaine. Bien que la maladie ne soit pas considérée comme très dangereuse, les autorités sanitaires de nombreux pays ont annoncé la vaccination des individus qui ont été en contact prolongé avec les personnes infectées. Alexandre Touchette fait le point sur les derniers développements.

La variole simienne fait partie de la famille des orthopoxvirus qui compte aussi la variole humaine, une maladie beaucoup plus dangereuse qui a heureusement été éradiquée dans les années 1970 grâce à la vaccination. Les symptômes des deux maladies sont semblables, on parle de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires, d’inflammation des ganglions et de pustules qui se développent à la surface de la peau. La principale différence est que les décès et les complications associées à la variole simienne sont beaucoup plus rares qu’avec la variole humaine.

Les décès causés par cette maladie surviennent principalement dans des pays d’Afrique tropicale où les soins de santé avancés sont en général très peu accessibles et dans des populations qui souffrent souvent d’autres problèmes de santé et qui peuvent être immunodéprimées à cause d’une plus grande prévalence de maladies comme le SIDA.

Dans les pays développés, la majorité des malades guérissent de la maladie sans nécessiter de traitement, même si des complications peuvent survenir. Ces dernières sont souvent associées à des surinfections bactériennes des lésions de la peau, à des infections pulmonaires comme des pneumonies, à des encéphalites ou à des atteintes aux yeux.

Dans les pays d’Afrique tropicale où la maladie est endémique, l’humain n’est pas l’hôte naturel du virus, qui est habituellement contracté par contact avec des animaux porteurs de la maladie. Normalement, la chaîne de transmission chez les humains se limite à une ou deux personnes, et des questions se posent au sujet de la circulation du virus en Europe et en Amérique du Nord, dans des pays où il n’y a pas de réservoir animal connu.

Des chercheurs et des chercheuses estiment que le virus pourrait maintenant être plus stable chez l’humain, et se transmettre plus facilement et de manière plus soutenue que ce qu’on a vu dans le passé. L’OMS affirmait vendredi qu’elle ne peut exclure un changement dans la génétique du virus, mais que les premiers séquençages indiquent que les virus en circulation ne sont pas différents de ceux trouvés en Afrique. Les experts de l’OMS pensent que les éclosions seraient davantage liées à des changements de comportements humains.