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Un gros plan sur un bout de tuyau rouillé montre qu'il est envahi de diverses matières visqueuses et autres filaments plutôt répugnants, indiquant que divers micro-organismes y ont pris vie.
L’encrassement biologique des composantes extérieures des navires, comme certaines sorties d’eau, peut parfois permettre la prolifération d’espèces animales ou végétales, qui risquent ainsi d’être transportées d’une partie du monde à une autre.PHOTO : ARLIE MCCARTHY
Publié le 24 janvier 2022

Des dizaines de bateaux se rendent chaque année en Antarctique pour le tourisme, la recherche, la pêche et le ravitaillement. Ils peuvent aussi parfois involontairement transporter des espèces animales et végétales marines vers le continent blanc, avec tous les risques que cela comporte. Les explications de Gino Harel.

Quand un navire quitte l’Argentine, le Chili, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou l’Afrique du Sud, en direction de l’Antarctique, certaines espèces peuvent s’être logées dans ses eaux de ballast. D’autres encore peuvent s’être incrustées sous la coque ou autour de diverses composantes extérieures du bateau. C'est ce qu’on appelle de l’encrassement biologique.

Qu’il s’agisse d'animaux marins ou de végétaux, ces organismes feront un voyage qui les mènera vers un tout nouvel écosystème, celui de l’Antarctique. Une fois rendues sur place, si ces espèces parviennent à survivre dans les eaux froides de cette partie du monde, elles pourraient y devenir envahissantes et nuire à l’écosystème local.

Des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, ont publié cette semaine les résultats d’une étude qui démontre l’ampleur du trafic maritime existant dans la région de l’Antarctique. Ils y révèlent aussi les risques de voir ces nombreux bateaux y transporter des espèces d’un peu partout dans le monde.

Leurs travaux illustrent également que le réchauffement climatique pourrait faciliter l’établissement de certaines de ces espèces non indigènes en Antarctique.

D’autres études dans le passé, menées au Canada notamment, ont documenté la possibilité que ce phénomène se produise aussi en Arctique, en raison des changements climatiques.

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