•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Des lettres de Marie-Antoinette « décaviardées » grâce à la science

Un vieux manuscrit du Moyen-Âge est raturé par endroits.
Une des lettres de Marie-Antoinette, dont des phrases ont été censurées par Axel de Fersen, est datée du 4 janvier 1792.PHOTO : Archives nationales de France
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 1 octobre 2021

À la fin du 18e siècle, au plus fort de la Révolution française, Marie-Antoinette entretenait une correspondance, qui a fait couler beaucoup d'encre, avec un comte suédois. Plusieurs mots de ces lettres gardés cachés pendant plus de deux siècles sont aujourd'hui révélés par un groupe de chercheurs français. Gino Harel nous parle de leur découverte.

De nombreux bouts de phrases des lettres échangées entre Marie-Antoinette et Axel de Fersen ont fait l’objet d’un caviardage après coup. Personne jusqu’ici n’avait pu déterminer qui était l’auteur de cette censure ni quel était le sens des mots ainsi dissimulés.

Grâce à des techniques de spectroscopie, des chercheurs sont parvenus à découvrir les secrets de plusieurs de ces lettres. Ils ont publié les résultats de leurs travaux cette semaine dans la revue Science Advances.

En différenciant les encres utilisées pour l’écriture des lettres de celles qui ont servi au caviardage de certains mots, les experts du Centre de recherche sur la conservation (CRC), en France, sont parvenus à lire le texte dissimulé.

Plusieurs extraits de lettre ainsi révélés, comprenant des mots comme « ma tendre amie » ou encore « vous que j’aime », laissent paraître un lien d’affection certain entre les deux. Les auteurs de l’étude nous apprennent, par ailleurs, que l’auteur du caviardage de cette correspondance avec Marie-Antoinette est Axel de Fersen lui-même.