•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Le point sur les effets à long terme de la COVID-19 avec Alexandre Touchette

Les années lumière, ICI Première.
Rattrapage du 19 sept. 2021 : Les effets du glyphosate, et la cohabitation des animaux du Zoo de Granby

Le point sur les effets à long terme de la COVID-19 avec Alexandre Touchette

Covid longue: l'épidémie derrière la pandémie

Un physiothérapeute guide un patient avec ses exercises.
Un patient atteint du syndrome post-COVID reçoit des traitements dans une clinique à Londres.PHOTO : AP / Kirsty Wigglesworth
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 17 septembre 2021

Alors que les cas liés à la quatrième vague de COVID-19 sont en hausse, le nombre de personnes qui souffrent des séquelles de la maladie va inexorablement monter. Les effets à long terme d'une infection sont de mieux en mieux documentés, et de nombreuses études sont en cours pour tenter de comprendre les mécanismes à l'origine de ce qu'on appelle communément la « COVID longue ». Alexandre Touchette s'est intéressé à ces complications, qui touchent de 20 à 30 pour cent des personnes infectées.

Les risques de séquelles à long terme d’une infection au SRAS-CoV-2 sont maintenant bien établis, qu’on appelle ces séquelles « COVID longue », syndrome post-COVID ou encore affections post-COVID-19. Une cinquantaine de symptômes sont reconnus, les plus fréquents étant un épuisement profond et des malaises ressentis lors d’efforts physiques ou cognitifs. Les problèmes respiratoires liés à un essoufflement incontrôlé sont aussi très courants, de même que des atteintes cognitives liées à des pertes de concentration et de mémoire.

La COVID-19 est une maladie multisystémique avec composante inflammatoire qui peut aussi causer des dommages à de nombreux organes, dont le cœur, les poumons et les reins. Le virus peut entraîner une multitude de complications chez les gens qui ont été hospitalisés pour une infection aiguë tout comme chez les gens qui ont eu une forme légère de la maladie.

Dans une étude menée par le Dr Alain Moreau, du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, l’encéphalomyélite myalgique, autrefois appelée syndrome de la fatigue chronique, a été détectée chez le tiers des malades non hospitalisés. Le chercheur et son équipe veulent mesurer les biomarqueurs associés à l’encéphalomyélite myalgique pour mieux comprendre les trajectoires des individus atteints d'une forme longue de la COVID-19. Ils espèrent aussi identifier des cibles moléculaires qui pourraient être modulées par des suppléments alimentaires comme des vitamines ou par des médicaments pour réduire les symptômes de la maladie.