•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Adapter les vaccins aux nouveaux variants : Les détails avec Alexandre Touchette

Les années lumière, ICI Première.

Adapter les vaccins aux nouveaux variants

Représentation graphique de la protéine S sur des variants du coronavirus.
La protéine S est l'élément qui mute pour produire les variants du coronavirus.PHOTO : Radio-Canada
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 30 mai 2021

Alors que l'on se prépare au déconfinement progressif au Québec, le nombre de cas de COVID-19 demeure très élevé ailleurs dans le monde. En Inde, on rapporte plus de 180 000 cas par jour, et plus de 60 000 nouvelles infections quotidiennes surviennent au Brésil; des conditions propices à l'émergence de variants qui pourraient réduire l'efficacité des vaccins. Alexandre Touchette s'est intéressé cette semaine à la possibilité de modifier les vaccins existants pour faire face à ce scénario.

Malgré les mutations constantes du SRAS-CoV-2, on a à notre disposition des vaccins qui demeurent efficaces contre tous les variants en circulation. Les vaccins à ARN messager de Pfizer et Moderna préviennent les formes symptomatiques de COVID-19 dans plus de 90 % des cas contre le virus ancestral de Wuhan et le variant britannique, et cette efficacité se maintient entre 76 et 80 % dans le cas des variants sud-africain, indien et brésilien.

Les risques qu’un variant échappe complètement aux vaccins sont assez faibles, parce que les vaccins induisent la production d’anticorps contre la protéine S à la surface du virus, la fameuse spicule qui sert de clé d’entrée au virus pour pénétrer dans les cellules du corps humain. Les variants dont la spicule subirait trop de mutations risqueraient de perdre la capacité d’infecter ces cellules.

Le scénario le plus probable est que l’on observe une perte progressive de la protection accordée par certains vaccins, et les compagnies pharmaceutiques se préparent déjà à cette éventualité. Les vaccins à ARN messager peuvent être modifiés en quelques semaines et Moderna annonçait, dès la fin février, avoir commencé à tester un vaccin modifié. AstraZeneca espère mettre au point d'ici à l'automne une version de son vaccin à vecteur viral mieux adapté au variant sud-africain.