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Les années lumière, ICI Première.
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Rattrapage du 2 mai 2021 : La COVID-19 et le syndrome du cœur brisé, et la science de la magie

L'interchangeabilité des vaccins : Les explications d'Alexandre Touchette

Interchanger les vaccins peut avoir des avantages

Publié le 2 mai 2021
Une personne injecte une dose de vaccin dans un bras.
Plus du tiers des Québécois ont reçu à ce jour au moins une dose d'un vaccin contre la COVID-19.PHOTO : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Au Québec comme ailleurs dans le monde, on a autorisé l'utilisation de deux doses de vaccins différents dans le cadre de la campagne d'immunisation contre la COVID-19. En raison des problèmes logistiques liés à la pénurie de vaccins, plusieurs pays permettront d'interchanger les doses de vaccins sous certaines conditions. Alexandre Touchette s'est intéressé cette semaine à ce sujet.

Dans un monde idéal, les autorités sanitaires ne se poseraient pas de question et suivraient le protocole établi lors des études cliniques qui ont mené à l’autorisation des vaccins contre la COVID-19. Or, en raison des retards de livraison, le Comité sur l’immunisation du Québec estime qu’il vaut mieux administrer une seconde dose d’un vaccin différent, mais du même type que celui qui a été utilisé pour la première dose. Donc, si on a reçu en premier un vaccin à ARN messager, comme celui de Moderna, on pourrait recevoir comme seconde dose le vaccin de Pfizer, qui utilise la même technologie.

En France, 500 000 personnes de plus de 55 ans qui ont reçu une première dose du vaccin à vecteur viral d’AstraZeneca recevront une seconde dose de vaccin à ARN messager de Pfizer ou de Moderna. Dans ce cas, c’est pour limiter les risques de thrombose associés au vaccin d’AstraZeneca chez les personnes plus âgées que l’on a choisi d’utiliser les vaccins à ARN messager pour la seconde dose.

L’idée de combiner des vaccins différents pour une même maladie n’est pas nouvelle et améliore parfois la réponse immunitaire. On parle, dans le jargon médical, d’un schéma de vaccination hétérologue, en opposition à une vaccination homologue. Depuis plus de 15 ans, cette approche est étudiée pour toutes sortes de maladies infectieuses, dont le paludisme, la tuberculose et la maladie à virus Ebola.