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Déplacer des espèces pour aider à leur survie

Une route traverse deux forêts qui diffèrent par leur couleur respective. L'une semble composée de conifères et l'autre regroupe surtout des feuillus.
La migration naturelle d'espèces animales et végétales est parfois freinée par des infrastructures construites par les humains.PHOTO : iStock / ollo
Les années lumière sur ICI Première.
Les années lumièrePublié le 2 mai 2021

Un groupe d'experts en conservation plaide pour un meilleur encadrement des activités de migration assistée menées partout sur la planète, afin d'aider à préserver des espèces animales, végétales ou du règne du champignon. Gino Harel nous parle d'un article qu'ils viennent de publier à ce sujet dans la revue Science.

Quand le rythme naturel des migrations d’espèces n'arrive plus à suivre la cadence des changements climatiques, des projets de déplacements d’arbres, d’autres plantes ou même d’animaux voient le jour pour donner un coup de pouce à la nature.

Il arrive, par exemple, que des gouvernements tentent des expériences en plantant des espèces végétales provenant du Sud dans des lieux géographiques situés plus au Nord. Parfois, ce sont plutôt des initiatives citoyennes qui sont à l’origine de ces migrations assistées.

Les biologistes qui signent l’article paru dans Science cette semaine considèrent qu’il est temps d’encadrer plus formellement ce genre de pratiques dans le cadre de traités internationaux. Cela permettrait, selon eux, d’assurer une meilleure évaluation et un suivi adéquat de ces interventions humaines sur le cycle de la nature.

Ils souhaitent que cette question soit à l’ordre du jour de la prochaine Conférence des parties (COP 15) de la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra en Chine, en octobre. Ce groupe d'experts souhaite notamment la mise en place d’un comité technique chargé d'étudier la question.